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KEOPS 2 (Kerguelen Ocean and Plateau compared Study 2) est un projet financé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), le Centre National de la Recherche Scientifique / Institut National des Sciences de l'Univers (CNRS/INSU) et l'Institut Polaire Paul-Emile Victor (IPEV). KEOPS 2 est la seconde initiative
française dédiée à
l'étude de l'impact de la fertilisation naturelle
en fer sur les cycles biogéochimiques dans
l'Océan Austral. La première
expérience (KEOPS
1, janvier – février
2005)
a
apporté
des
informations essentielles sur la façon dont le
fonctionnement des écosystèmes et le cycle
biogéochimique des éléments sont
affectés par la fertilisation naturelle en fer. Les
observations faites lors de KEOPS 1 ont aussi apporté leur
lot de nouvelles questions scientifiques qui font l’objet
de ce second projet. |
Accès
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Pendant KEOPS 1, le mécanisme de la
fertilisation naturelle en fer a été
clairement démontré. Toutefois, l’apport de
fer en provenance des couches profondes s’est
révélé insuffisant pour
équilibrer la demande biologique en fer dans les
eaux de surface. KEOPS
2 va donc entreprendre une étude
complète sur les sources de fer nouveau et
régénéré ainsi que sur les
processus, biotiques et abiotiques, qui rendent
biodisponibles les différentes formes de fer,
telles que le fer particulaire, organique ou
lithogénique. De nouvelles approches
biomoléculaires seront utilisées pour savoir
si les différents organismes vivants sont en
concurrence ou collaborent pour l'acquisition du fer. Les
observations réalisées par KEOPS 1 suggèrent
également un fort découplage entre les
cycles des éléments majeurs dans la
région naturellement fertilisée. Ce
découplage doit être parfaitement compris
pour pouvoir mieux contraindre l'efficacité de la
fertilisation en termes d'absorption de CO2. KEOPS
2 mettra donc l'accent sur la
détermination des affinités du phytoplancton
pour les différents nutriments (nouveaux ou
régénérés) et sur celle des
rapports stœchiométriques d'absorption et
étudiera en détail un certain nombre de
processus tels que la nitrification et la
régénération de l'ammonium dans les
eaux de surface afin d’examiner leur importance dans le
contrôle de la production primaire
phytoplanctonique. Par ailleurs, l’étude des
processus déterminant l'exportation de carbone en
profondeur sera un sujet central de KEOPS 2. Quelle est
la part de la production primaire
reminéralisée dans les eaux superficielles
par rapport à la zone mésopélagique,
et quels sont les organismes responsables des
transformations de la matière organique? Notre
objectif est de relier l'étude de ces processus
à la diversité des communautés
planctoniques (des virus au mésozooplancton) et
à leurs fonctions particulières dans le
cycle du carbone. KEOPS
2 offrira en outre l'occasion d’étudier
les premiers stades de développement du bloom de
Kerguelen afin de compléter le schéma
dressé en fin de période productive lors de
KEOPS 1. L'analyse détaillée des matériaux collectés dans des pièges à sédiments, déployés à plusieurs profondeurs au cours des différents stades du bloom, permettra de dresser une synthèse des processus qui régissent l'exportation de carbone. Le défi majeur consistera à établir un bilan saisonnier des différents éléments chimiques, ce qui nécessitera notamment une description correcte de la variabilité de la profondeur de la couche de mélange. La nouvelle stratégie adaptée par KEOPS 2 permettra de déterminer la profondeur de la couche de mélange au début du printemps et d’étudier la réponse biologique à divers forçage physiques à l'intérieur et l'extérieur de structures à méso-échelle. Ce réexamen du “laboratoire naturel“ des îles Kerguelen offre ainsi une excellente opportunité de faire progresser considérablement nos connaissances sur la façon dont la fertilisation naturelle en fer affecte la biogéochimie dans l'océan Austral. |
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