VERS UNE REDEFINITION DE LA RECHERCHE EN OCEANOGRAPHIE (1983-1996)
 

 

La direction de François Blanc (1983-1996)
 
 
 
 
En janvier 1983, Jean-Marie Pérès, pour des raisons de santé, doit abandonner la direction de l'U.R.A. 41 que forme le Centre d'Océanographie de Marseille. Le professeur François Blanc, est alors nommé directeur. Dans ce contexte, la direction du C.N.R.S. décide de transformer la structure de recherche d'Endoume-Luminy en Centre d'Océanologie de Marseille (C.O.M.). Concrètement une nouvelle organisation scientifique et administrative se met en place, et redéfinit les orientations du lieu. Le conseil de Laboratoire est remplacé par deux nouveaux conseil, l'un scientifique, l'autre s'occupant de la gestion.  

 

 
 
 

Création de l'I.N.S.U.

Cette restructuration va s'effectuer sous l'égide du programme interdisciplinaire de recherche en océanographie, le P.I.R.O. Ce dernier va bientôt fusionner avec l'institut national d'astronomie et de géophysique, l'I.N.A.G., pour donner naissance à l'institut national des sciences de l'univers, l'I.N.S.U.

La période qui s'ouvre avec la direction de François Blanc va connaître des changements importants, tant au niveau de la structure du laboratoire que de l'océanographie en France. En effet dès sa prise de fonction, intervient la création de l'Institut National des Sciences de l'Univers entre le C.N.R.S. et le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui regroupe l'ensemble des laboratoires, qui dans la communauté scientifique française, s'intéressent à toutes les études portant sur l'univers, des galaxies lointaines, jusqu'à l'environnement planétaire, en y incluant les problèmes et les changements globaux sur cet environnement, entraînés par les activités humaines. Dans le cadre de cet institut, trois objectifs sont définis : d'une part développer la connaissance générale, d'autre part diffuser ces connaissance, enfin observer des phénomènes naturels qui peuvent amener à long terme une modification des phénomènes. Cet institut, (I.N.S.U.) dispose de son propre budget, et désigne un certain nombre de laboratoires comme étant des observatoires des sciences de l'univers (O.S.U.). Seules quatre grandes stations océanographiques vont devenir des O.S.U., Roscoff, Banyuls, et Villefranche, qui dépendent toujours de l'Université Paris VI-Jussieu, et le C.O.M., qui lui dépend de l'Université d'Aix-Marseille II, et de la faculté ses sciences de Luminy. L'I.N.S.U. va notamment s'occuper de la gestion, et de la modernisation des équipements océanographiques nécessaires à la réalisation des programmes. L'I.N.S.U. va pousser les équipes de l'URA 41, à s'insérer dans les programmes nationaux ou internationaux qui se mettent en place.

 
On peut dire qu'avec le C.O.M., une période s'achève, celle de la naissance et de la croissance d'une nouvelle discipline scientifique : l'Océanographie. Elle a duré près d'un siècle, et a correspondu à une démarche d'inventaire, d'exploration. Dorénavant une nouvelle période s'ouvre, qui voit la stabilisation des connaissances, et l'intégration de celles-ci dans une approche plus globale, celle du fonctionnement de la planète Terre. A cet égard, il n'est pas neutre de constater que le professeur François Blanc, qui prend la suite de Jean-Marie Pérès, est spécialiste non seulement du pélagos, mais aussi du traitement numérique et de la modélisation. La section C.N.R.S., de l'U.R.A. 41, intégrée au département "Terre, Océan, Atmosphère, et Espace" prend à ce propos le nom révélateur de "Océan et Atmosphère", ce qui symbolise en quelque sorte cette globalisation. L'Océan est maintenant considéré comme une "enveloppe fluide", qui participe avec les deux autres (atmosphère, et croûte terrestre), au fonctionnement de la planète.

 

Enfin, l'Institut National des Sciences de l'Univers, (I.N.S.U.) va reconnaître en 1989, le Centre d'Océanologie de Marseille, comme Observatoire des Sciences de l'Univers (O.S.U.).

 

Le Centre d'Océanologie de Marseille devient un Observatoire des Sciences de l'Univers

Cette transformation du C.O.M., en O.S.U., n'est pas que de pure forme ; en effet ce dernier est considéré comme une U.F.R.dérogatoire, c'est à dire une école interne à l'université, en d'autres termes le C.O.M., ne fait plus partie de l'U.E.R. des sciences de la mer et de l'environnement, ni de la Faculté des sciences de Luminy, il devient ainsi plus "autonome" au sein de l'université Aix-Marseille II, et ne dépend plus de la Faculté des Sciences de Luminy, même si certains de ces locaux y sont encore localisés. Son statut est défini par l'article 33 de la loi Savary. Ce nouveau statut lui donne une grande souplesse de gestion de ses crédits, et ne fait plus dépendre ceux-ci de la décision d'un conseil de faculté dans lequel l'O.S.U. n'est qu'un élément parmi d'autres, de l'enseignement et de la recherche. Cette nouvelle U.F.R. va participer tant sur le plan national, qu'international, à l'évolution de l'Océanographie, vers une approche globale de la compréhension de l'Océan. Dans ce nouveau cadre, il faut aussi remarquer que les postes d'enseignants-chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens et d'administratifs, sont attribués à l'O.S.U, et non plus comme auparavant à la Faculté des sciences de Luminy. L'O.S.U. va assumer la gestion du service scientifique commun, regroupant la bibliothèque, l'informatique, les bateaux, la plongée, la microscopie et la chimie de routine, mais aussi le service général d'entretien.

Le directeur, dans le cadre de cette transformation, se voit attribuer un certain nombre de responsabilités, notamment, il est membre du Comité Inter régional Méditerranéen (C.I.R.M.E.D.), qui s'occupe de gérer les navires de la façade méditerranéenne. De nouvelles structures se mettent également en place, le conseil scientifique de l'O.S.U. et le conseil d'administration, composé de membres du laboratoire, et de personnalités extérieures en plus grand nombre que celles présentes dans les conseils des autres U.E.R. Le président du conseil d'administration n'est pas le directeur du laboratoire, mais est élu au sein de ce conseil. Le directeur du laboratoire, quand à lui, est élu par le conseil d'administration, et nommé par le ministre.

Ainsi, après avoir été rattaché à la Faculté Saint-Charles, puis à celle de Luminy, le Centre d'Océanologie de Marseille, devient à l'intérieur de l'université Aix-Marseille II un institut indépendant et relativement autonome. Une des conséquences de cette situation sera le fait que la S.M.E. va bénéficier d'importants travaux de rénovation, comme le ravalement de façades des vieux bâtiments.

 

L'évolution des recherches

Lors de cette période le C.O.M., va également se restructurer au niveau interne, 5 groupes de recherches vont se constituer. Ceux-ci se répartissent entre Endoume et Luminy, avec des fluctuations numériques et géographiques. A l'intérieur de ces groupes un certain nombre d'équipes émergent, qui focalisent leurs recherches sur des points particuliers, de la thématique des groupes. La composition et l'orientation de ces groupes révèlent une recomposition de la thématique de l'océanographie générale, qui apparaît même au niveau national. On peut dire les sciences comme l'écologie marine, la biologie marine et la systématique, voient leur importance numérique diminuer au profit de disciplines plus récentes comme l'hydrobiologie, la biogéochimie, la bactériologie marine. De nouvelles disciplines apparaissent comme la modélisation, ou l'application de la biologie moléculaire à la biologie marine et notamment à la phylogénie.

 

Cette tendance, visible ailleurs, trouve au sein du C.O.M., une très nette concrétisation, ainsi le C.O.M., intègre une équipe de bactériologistes qui travaillent sur les problèmes des relations entre la pollution par hydrocarbures, et les bactéries. Des disciplines qui étaient centrés sur l'étude systématique d'un certain nombre de grands groupes zoologiques, voient leur recrutement s'amenuiser au niveau national. Cela se traduit par un vieillissement de ces disciplines au sein du laboratoire. Il faut aussi remarquer une réorganisation thématique, qui n'est, elle aussi, que le reflet de la situation nationale. Les sciences d'approche globale de la connaissance de l'océan, comme la physique, la biogéochimie marine, tant du sédiment que de l'eau, prennent le pas sur la zoologie, la systématique, et l'écologie du substrat.

On peut dire que si cette période ne présente pas, tant au niveau des locaux que des effectifs, de changement par rapport à la précédente, elle représente néanmoins une profonde mutation : en effet c'est à ce moment là que la science s'internationalise. Dans ce cadre les politiques locales cèdent la place à une vision nationale de l'Océanographie. Ainsi une part de plus en plus grande du financement des laboratoires sera obtenue sous forme de participation à des programmes nationaux.

 

Dans les années 80, à la suite d'une avarie grave, l'ALCIOPE est vendu, et l'ANTEDON passe sous la responsabilité du C.I.R.M.E.D., un comité inter-régional Méditerranée, qui gère l'ensemble des bateaux de la façade méditerranéenne de la France (GEORGES PETIT, KOROTNEFF, CATHERINE LAURENCE). Ces C.I.R., (Méditerranée, Manche, Atlantique) ont été institués afin de gérer plus harmonieusement l'ensemble de la flotte du C.N.R.S., et de l'Education Nationale au niveau des façades. Il ne reste plus sous la responsabilité de la Station Marine, que l'ARMANDIA, bateau de 9 mètres, la Sainte Marie (6 mètres), qui va aussi finir par être vendue, ainsi que des embarcations légères (Zodiacs et "Boston Whalers"). Pour mener bien leurs recherches, les chercheurs du C.O.M. disposent en outre bientôt de l'Europe, un navire côtier de l'I.F.R.E.M.E.R., long de 27 mètres. Dans l'optique des programmes océanographiques nationaux menés par l'I.N.S.U. des navires sont armés par l'I.F.R.E.M.E.R. ou l'O.R.S.T.O.M. Sur le plan international, notamment à l'échelle européenne, des navires sont aussi affrétés.

Le rattachement du C.O.M., à une université locale, facilite l'établissement de liens privilégiés avec les instances locales de décisions politiques, ce qui n'est pas souvent le cas des 3 autres O.S.U. marins, Roscoff, Banyuls, et Villefranche, qui étant rattachés à l'université Pierre et Marie Curie ParisVI-Jussieu, auront moins d'opportunités pour profiter du financement par les autorités locales. C'est grâce à l'initiative de François Blanc, et du C.O.M., que le département des Bouches-du-Rhône, ainsi que la région PACA, acceptent de financer la majeure partie de la construction et de l'armement d'un nouveau navire de façade de 25 mètres, le TETHYS II. Celui-ci est lancé par l'I.N.S.U. pour remplacer deux unités désarmées qui étaient basées à Villefranche, le KOROTNEF, et le CATHERINE-LAURENCE mais le TETHYS II aura Marseille comme port d'attache.

L'ensemble des moyens matériels dont disposait le laboratoire, le service véhicule, le service bateau, le service plongée, et la bibliothèque, restent dans la structure antérieure. La direction de François Blanc, va également coïncider avec un phénomène majeur au sein de la recherche scientifique : l'explosion des outils informatiques, et leur rôle croissant dans la vie du laboratoire. C'est pendant cette période, que s'effectue la mise en réseau des micro-ordinateurs et des stations de travail.

En 1984, suite à la réorganisation des structures du COM et de ses conséquences budgétaires, la revue TETHYS financée par le centre d'océanographie de Marseille, cesse de paraître. Depuis 1949, date de création des Recueils des Travaux de la Station Marine d'Endoume, soit depuis plus de 34 ans, le laboratoire de Marseille disposait d'un vecteur pour diffuser les travaux réalisés en son sein.

 
Cette décision représente un choc culturel, pour nombre d'anciens chercheurs de la Station marine d'Endoume. On peut néanmoins constater qu'elle relève d'une politique générale concernant les publications scientifiques, dans laquelle la France réduit sensiblement ses contributions nationales au profit des éditions anglo-saxonnes. C'est aussi une période où le nombre de publications en anglais devient largement majoritaire dans la production des laboratoires, alors "qu'officiellement" le gouvernement français (qui vient de se doter d'un ministère de la Francophonie) incite fortement ses chercheurs à publier en français et ce alors que le nombre de revues qui acceptent de publier des articles en français se reduit comme une peau de chagrin et que, parallèlement, les autorités de tutelle des laboratoires (CNRS et Université) reprennent à leur compte la formule de la recherche nord-américaine : "Publish or perish !". Ainsi, peut-être plus que d'autres décisions, celle-ci est symbolique d'une rupture, non pas entre deux administrations, mais entre deux étapes de développement de la recherche océanographique.

 

La transition administrative

La transition entre la direction de J.M.Pérès, et celle de F. Blanc, présentant un certain nombre de difficultés administratives, la direction du C.N.R.S., nomme comme directeur administratif adjoint, du C.O.M., en 1983, M. Pierre Doucelance, qui exercait jusque là, les mêmes fonctions, pour le C.N.R.S. Les 3 années qui suivent, entre 1983, et 1986, connaissent une réorganisation de l'administration du C.O.M., qui laisse une part moins grande à l'initiative personnelle du directeur, au profit d'une plus grande efficacité dans la gestion du centre, qui même s'il subit un fléchissement au niveau de son personnel, n'en regroupe pas moins de 150 personnes, sur les 2 sites. Une nouvelle organisation administrative, et un nouveau mode de gestion des moyens financiers se mettent en place.

Le passage du C.O.M. à un statut d'O.S.U., autonome par rapport à Luminy, va poser un certain nombre de difficultés, quant aux relations entre la direction du C.O.M., et la direction de la faculté de Luminy. Fin 1987, les nouvelles structures administratives de l'O.S.U. se sont progressivement mises en place ; en ce qui concerne les thématiques de recherches, elles resteront inchangés jusqu'en 1996, date du départ de François Blanc. Au départ de l'administrateur Pierre Doucelance, une secrétaire générale administrative est nommée à sa place, il s'agit de Marie-Hélène Vivier. Le directeur du C.O.M. est aussi assisté d'un directeur adjoint M. Henri Massé, directeur de recherche au C.N.R.S., du conseil scientifique de l'O.S.U., puis plus tard d'un directeur adjoint aux enseignements, M. Michel Leveau. Il est par ailleurs aidé dans sa tâche par un conseil de direction regroupant 2 représentants du personnel, plus les directeurs des 5 groupes de recherche du laboratoire.

Après la loi de décentralisation de 1983-1985 de Gaston Deferre, un certain nombre de responsabilités sont confiées aux instances départementales ou régionales. Ainsi le C.O.M. est amené à développer des liens avec le conseil régionale PACA, avec le conseil général des BdR, et avec la municipalité de Marseille.

En 1989, la Station marine d'Endoume a célébré son centenaire. Cet événement a eu un grand retentissement local, avec une série de conférences, mais aussi régional, national, et international, avec notamment la tenue d'un colloque sur le thème de l'actualité et des perspectives en océanographie. Ce colloque qui a réuni les leaders nationaux et internationaux des sciences de la mer, a permis d'entreprendre la rénovation de la Station marine d'Endoume qui avait souffert de son statut antérieur de laboratoire banalisé de la faculté des sciences, à l'écart du campus de Luminy.

 

La fin des travaux d'agrandissement

Sur le plan des locaux, mises à part des améliorations, comme la mise en place d'un standard téléphonique automatique, ce qui résolvait le problème des communications extérieures, qui avait longtemps handicapé la vie du centre, ou la réfection interne et externe de la plupart des bâtiments, notamment à l'occasion du centenaire de la station, aucune expansion n'aura lieu durant cette période.

Pourtant un élargissement de la capacité d'accueil du C.O.M. serait loin d'être superflu, tant la difficulté est grande de faire face aux nombreuses demandes de séjours et de stages.

 

Quant à la villa Nord-Cap, elle s'est progressivement dégradée par manque d'entretien, et aucun accord jusqu'à ce jour n'est intervenu entre l'université, et la mairie de Marseille qui en est toujours propriétaire. Dans les années 90, au moment où la mairie connaît d'importantes difficultés de trésorerie, la municipalité manifeste l'intention de vendre la villa avec son terrain. Un certain nombre d'interventions arrêtent ce projet, mais l'état de la villa est tel que la verrière qui la surmonte doit être démolie, sous peine de provoquer un accident. L'absence de constructions nouvelles, ou d'extension des locaux est aussi caractéristique de la période. En 13 ans, le centre d'océanographie de Marseille, restera sensiblement dans la même situation que celle d'avant 1983, à une exception, celle d'un petit groupe de chercheurs marseillais, composé essentiellement de physiciens, qui s'installe à la Seyne-sur-mer dans des locaux de l'I.F.R.E.M.E.R., ex- C.N.E.X.O.

La courbe des effectifs, qui avaient légèrement commencé à diminuer, sur la fin du mandat de Jean-Marie Pérès, se stabilise non pas par le recrutement, mais par l'entrée de nouvelles équipes et de nouvelles disciplines au sein du C.O.M (essentiellement Microbiologie bactérienne et Chimie marine). Simultanément, on assiste à des départs de chercheurs d'autres universités qui précédemment étaient accueillis dans le centre. Enfin après le coup d'arrêt, et le départ des équipes intervenant sur Madagascar, après l'essaimage pour la création du C.R.E.M.A.-l'Houmeau, il n'y aura plus de créations d'antenne à l'extérieur de Marseille. Il n'en pas reste pas moins que la zone géographique couverte par les études du centre restera toujours aussi large s'étendant quasiment sur toutes les zones de l'Océan mondial.

 

La division de l'U.R.A. 41

Pendant près de 13 ans, il existera une seule structure au sein du C.O.M., devenu O.S.U. en 1987, l'unité de recherche associé au C.N.R.S., numéro 41. Cette situation prend fin en 1996, quand l'U.R.A. 41, est elle-même divisée en 2 unités mixtes de recherche : l'unité DIMAR, d'autre part l'unité LOB. La première est rattachée à la section 30 ("Ecologie") du département des Sciences de la Vie du C.N.R.S., la seconde dépend de la section 12 (c'est-à-dire Océan-Atmosphère du secteur Sciences de l'Univers). Pendant la durée du mandat de François Blanc, l'ensemble des laboratoires attachés aux chaires d'enseignement des professeurs, comme ceux de François Blanc, et André Bourdillon, se fond dans le C.O.M., aussi bien financièrement qu'au niveau de leur structure d'enseignement, et de leurs crédits. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte général, dans les universités françaises, où les superstructures fédératives prennent le pas sur les services attachés aux chaires professorales.

En juin 1996, le conseil de direction de l'U.R.A. 41, consacre la coupure de cette unité en deux UMR-CNRS, LOB (laboratoire d'Océanographie et de Biogéochimie) et DIMAR. (Diversité Marine et fonctionnement des Ecosystèmes côtiers). Dans cette dernière, sont intégrés la plupart des membres de l'ancienne U.E.R., des Sciences de la Mer et de l'Environnement. Cette opération de regroupement au sein de DIMAR, dont le directeur est Charles-François Boudouresque, est une opération également voulue par la direction de l'Université Aix-Marseille II, qui a pris le nom d'Université de la Méditerranée. En septembre 1996, un nouveau directeur du C.O.M. est désigné, il s'agit du professeur Lucien Laubier, universitaire d'origine, qui a occupé des responsabilités importantes, au C.N.E.X.O. puis à l'I.F.R.E.M.E.R., et enfin à Bruxelles au sein de la représentation scientifique de la France. Outre ses fonctions de Directeur du COM, Lucien Laubier assure la direction d'une Fédération de Recherche rassemblant la majeure partie des personnels impliqués dans la gestion administrative des moyens communs de l'OSU. Francois Blanc qui, de janvier à septembre 1996, a excercé la charge d'administrateur provisoire de l'O.S.U., cesse alors ses fonctions.

 

 

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