Accueil du siteBiologie méditerranéenneEspèces et Ecosystèmes menacésLe Livre rouge des végétaux, peuplements et paysages menacés de MéditerranéePeuplements à protéger
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vendredi 8 mars 2013
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Brèves
Signalisations de Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa
lundi 3 novembre

Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa poursuivent leur expansion dans la rade de Toulon.

Jean Marie Astier, membre du GIS Posidonie fait régulièrement part de ses observations :

le 22 juin 03, 2 tâches de C. taxifolia de 1 m2, distantes de 5 m, stolons très diffus, sur matte morte et posidonies vivantes. Peu denses et facile à éliminer, au niveau de l’anse de l’Alycastre (Est de la pointe Alycastre), côté Est, à environ 60m du rivage, profondeur 2m.

et le 13/7/03, Caulerpa racemosa observée a peu de profondeur, "en toile d’araignée", sur matte morte au Lido, Mourillon TOULON.

En Aout 2008 Pierre Chevaldonné nous transmettait cette image provenant de l’Anse de Cuivre devant la Station Marine d’Endoume de Marseille. La Caulerpa racemosa envahissait l’anse allant jusqu’à sortir de la mer...

 
Sur le Web : caulerpa on line
Un mérou vivant vaut 1000 fois plus qu’un mérou pêché
mardi 16 novembre
Dans le Parc National de Port-Cros (Var, France), où l’on estime que 500 plongeurs le voient chaque année, où le prix moyen d’une plongée est de 20 €, et où la durée de vie du Mérou est au moins de 20 ans, le rapport d’un Mérou vivant est de 500 x 20 x 20 = 200 000 €. Il s’agit d’un rapport minimal, intégrant simplement le prix de la plongée ; il faudrait y ajouter les retombées économiques indirectes (hébergement, restauration, etc.). Le même Mérou, s’il était pêché, rapporterait (15 kg en moyenne, 15€/kg) : 15 x 15 = 225 €, soit 1 000 fois moins.
 
L’attitude de l’homme envers les dauphins a bien changé !
lundi 17 mars

Dans "La Provence des Pêcheurs", GOURRET (1894) écrivait à propos des dauphins Delphinus delphis et Tursiops truncatus qu’ils "engloutissent les poissons emmaillés et mettent ensuite les filets en pièces, causant ainsi des dégâts souvent très importants (...) La présence de ces animaux constitue donc un véritable fléau". Il explique leur prolifération par le fait que leur pêche, qui autrefois "se faisait sur une vaste échelle, aussi bien dans l’Océan que dans la Méditerranée" a été abandonnée par les pêcheurs qui ne la considéraient plus comme rentable ; "leur chair, quoique de mauvais goût, servait d’aliment et l’huile qu’on en retirait était employée à l’éclairage". Il remarque que "les primes offertes par les prud’homies de pêche, par les Conseils Généraux et par l’administration de la marine" pour la destruction des dauphins "n’ont pu secouer l’indifférence des pêcheurs, bien qu’ils soient les seuls capables d’enrayer un mal dont ils sont les premiers à souffrir. Ils préfèrent réclamer l’intervention de l’Etat". GOURRET passe ensuite en revue les moyens utilisés pour détruire les dauphins ; à La Ciotat, en Août 1893, on a pu détruire 80 dauphins avec de la dynamite ; un autre système, utilisé en 1891 à Marseille, consistait à introduire dans des maquereaux un cube de caoutchouc muni d’aiguilles d’acier maintenues par une ficelle ; dans l’estomac du dauphin qui les mange, la ficelle est détruite par les sucs digestifs, les aiguilles se déplient en croix, perforent l’estomac, et "déterminent rapidement la mort de l’animal" ; le harponnage est également préconisé. Au début du 20° siècle, le gouvernement français envoyait d’ailleurs régulièrement des torpilleurs de la Marine Nationale afin "d’exterminer ces animaux parasites" ...

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La disparition du marsouin...
lundi 17 mars

Le marsouin Phocoena phocoena était considéré comme commun au siècle dernier sur les côtes provençales. Il est devenu très rare en Méditerranée et a disparu, depuis la fin du 19° siècle, des côtes de France et d’Espagne.

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Des sirènes...
lundi 17 mars

La première description des lamantins de Floride, aujourd’hui en grand danger de disparition, date de 1493. Elle est l’oeuvre de Christophe COLOMB : "... les jeunes femmes des mers que nous apercevons chaque jour ont certes, dans leur visage, quelque chose d’humain ; mais elles ne sont en aucun cas aussi belles que sur les dessins qui les ont toujours représentées ...". Après quatre mois de navigation, et au soleil couchant, le lamantin parvenait donc à évoquer, dans l’imagination des marins, la sirène mythique ... mais ils n’en perdaient pas toute lucidité !

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Les peuplements lagonaires des trottoirs à vermets
samedi 8 mars 2003
par Vincent Gravez , Professeur Charles-François Boudouresque
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Cet article fait partie d’une grande série sur le thème des végétaux, peuplements et paysages marins menacés de Méditerranée. L’ensemble de ce travail a été publié en 1990 sous la forme d’un ’Livre Rouge’ dans les Séries techniques du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (voir référence complète ci-dessous).

Peuplements lagonaires des trottoirs à vermets

Structure et dynamique :

Les trottoirs à vermets (voir chapitre trottoir à Vermets dans la partie paysages menacés) présentent, sur leur partie subhorizontale, des vasques retenant l’eau qui constituent ainsi des lagons miniatures. La couverture algale y est souvent supérieure à 90%. Dans ces lagons, la température de l’eau est directement liée à celle de l’air ambiant, de telle sorte qu’ils abritent des populations algales très différenciées suivant les saisons. LUNDBERG (1980 et 1986) distingue une population d’hiver-printemps où Ulva lactuca et Enteromorpha sp. dominent fortement avec, en hiver, la présence de Porphyra umbilicalis, Petalonia fascia, Scytosiphon lomentaria et Nemalion helminthoides et une population d’automne-été où Jania rubens, Laurencia papillosa et Acanthophora najadiformis dominent fortement ; Centroceras clavulatum y est commun ; on peut aussi trouver Caulerpa scalpelliformis, Caulerpa mexicana, Acetabularia parvula et Hypnea cornuta.

Dans les trous et crevasses qui sont fréquents sur les trottoirs à vermets, on trouve, en plus des espèces citées précédemment, des espèces caractéristiques de ces trous (LUNDBERG 1980 et 1986). Gracilaria bursa-pastoris et Sargassum vulgare dominent parmi Cystoseira compressa, Corallina granifera, Rytiphloea tinctoria, Pterosiphonia pennata, Laurencia obtusa, Rhodymenia pseudopalmata, Botryocladia botryoides, Dasya sp., Halimeda tuna, Polysiphonia sp., Caulerpa racemosa, Caulerpa scalpelliformis, Caulerpa mexicana, Hypnea cornuta et Spatoglossum asperum.

Il est à noter que la population d’été-automne et la population des trous et crevasses sont particulièrement riches en espèces lessepsiennes et pantropicales habituellement peu communes partout ailleurs en Méditerranée.

Distribution géographique :

Se reporter au chapitre "trottoir à Vermets" de la partie "paysages menacés".

Menaces :

La principale menace qui pèse sur les peuplements si particuliers des trottoirs à Vermets, hormis les pollutions de surface, est la destruction par aménagement des trottoirs eux-mêmes.

 
Post Scriptum :

La bibliographie des articles du Livre Rouge est regroupé dans un document à part


Couverture du rapport

Cet article est issu d’un travail réalisé pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’IUCN par les GIS Posidonie en Collaboration avec de nombreux chercheurs méditerranéens et publié sous le titre : Livre Rouge "Gérard Vuignier" des végétaux, peuplements et paysages marins menacés de Méditerranée. 250p. Par BOUDOURESQUE C.F., BALLESTEROS E., BEN MAIZ N., BOISSET F., BOULADIER E., CINELLI F., CIRIK S., CORMACI M., JEUDY DE GRISSAC A., LABOREL J., LANFRANCO E., LUNDBERG B., MAYHOUB H., MEINESZ A., PANAYOTIDIS P., SEMROUD R., SINNASSAMY J.M., SPAN A., VUIGNIER G., 1990. MAP Technical Reports Series N°43, UNEP, Athens, PNUE, IUCN & GIS Posidonie.