Cystoseira amantacea (C. Agardh) Bory
Description sommaire :
Le thalle est cespiteux : plusieurs troncs (longs de 1 à 2 cm seulement) s’élèvent d’un disque basal. Ces troncs donnent naissance, vers leur sommet, à un petit nombre (2 à 3) de rameaux primaires cylindriques, longs de 20-40 cm, couverts d’épines ("feuilles"). Les rameaux secondaires sont irrégulièrement espacés le long des rameaux primaires. Il n’y a pas de vésicules aérifères. Les réceptacles sont situés à l’extrémité des rameaux de dernier ordre ; ils sont constitués par la coalescence d’un petit nombre d’épines (dont la base élargie abrite un conceptacle) et de l’axe du rameau. Les rameaux primaires sont caducs et tombent à partir de l’été (SAUVAGEAU, 1912 ; HUVE, 1972 ; ATHANASIADIS, 1987).
Distribution géographique :
D’après H. HUVE (1972, nommée C. amentacea Bory) cette espèce est limitée géographiquement à l’archipel de la mer Egée : Samothrake (nord-est), Péloponnèse, Eubée, Santori, Kea et Kalimnos. D’autres auteurs l’ont signalée (toujours sous le nom de C. amentacea Bory), le long des côtes nord de la mer Egée (POLITIS, 1924 ; 1953 ; HARITONIDIS et TSEKOS, 1974 et 1975), le long des côtes du golfe Pagassitikos et des îles Sorades du nord (DIANNELIDIS, 1935 ; 1953), de l’Attique (POLITIS, 1934 ; GERLOFF et GEISSLER, 1971), des Cyclades et de la Crète (POLITIS, 1932 ; 1937).
MAYHOUB (1976) la signale également en Syrie où elle est depuis en très nette régression (MAYHOUB, com. pers.).
Ecologie :
Comme ses homologues vicariantes de Méditerranée occidentale, C. amentacea est une espèce de mode battu. Elle constitue, sur les rochers subverticaux à la fois très exposés aux vagues et bien éclairés, des ceintures plus ou moins denses selon les conditions locales et la saison de l’année ; cette ceinture se situant un peu au dessous de la ceinture à Melobesies médiolittorales. (HUVE, 1972).
Menaces :
L’espèce, en elle même, n’est pas menacée de disparition et les ceintures à C. amentacea restent très répandues dans l’archipel de la mer Egée. Néanmoins une nette régression a été constatée aux alentours des centres urbains et portuaires comme Le Pirée (PANAYOTIDIS, com. pers.).
La pollution par les hydrocarbures, au voisinage des grands axes de navigation de la mer Egée, semble être la cause principale de la régression des ceintures à C. amentacea.
La bibliographie des articles du Livre Rouge est regroupé dans un document à part
Cet article est issu d’un travail réalisé pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’IUCN par les GIS Posidonie en Collaboration avec de nombreux chercheurs méditerranéens et publié sous le titre : Livre Rouge "Gérard Vuignier" des végétaux, peuplements et paysages marins menacés de Méditerranée. 250p. Par BOUDOURESQUE C.F., BALLESTEROS E., BEN MAIZ N., BOISSET F., BOULADIER E., CINELLI F., CIRIK S., CORMACI M., JEUDY DE GRISSAC A., LABOREL J., LANFRANCO E., LUNDBERG B., MAYHOUB H., MEINESZ A., PANAYOTIDIS P., SEMROUD R., SINNASSAMY J.M., SPAN A., VUIGNIER G., 1990. MAP Technical Reports Series N°43, UNEP, Athens, PNUE, IUCN & GIS Posidonie.