Accueil du siteBiologie méditerranéenneLes écosystèmes
Dernière mise à jour :
mardi 10 mars 2009
Statistiques éditoriales :
108 Articles
21 Brèves
4 Sites Web
22 Auteurs

Statistiques des visites :
25 aujourd'hui
102 hier
253952 depuis le début
     
Brèves
Signalisations de Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa
lundi 3 novembre

Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa poursuivent leur expansion dans la rade de Toulon.

Jean Marie Astier, membre du GIS Posidonie fait régulièrement part de ses observations :

le 22 juin 03, 2 tâches de C. taxifolia de 1 m2, distantes de 5 m, stolons très diffus, sur matte morte et posidonies vivantes. Peu denses et facile à éliminer, au niveau de l’anse de l’Alycastre (Est de la pointe Alycastre), côté Est, à environ 60m du rivage, profondeur 2m.

et le 13/7/03, Caulerpa racemosa observée a peu de profondeur, "en toile d’araignée", sur matte morte au Lido, Mourillon TOULON.

En Aout 2008 Pierre Chevaldonné nous transmettait cette image provenant de l’Anse de Cuivre devant la Station Marine d’Endoume de Marseille. La Caulerpa racemosa envahissait l’anse allant jusqu’à sortir de la mer...

 
Sur le Web : caulerpa on line
Un mérou vivant vaut 1000 fois plus qu’un mérou pêché
mardi 16 novembre
Dans le Parc National de Port-Cros (Var, France), où l’on estime que 500 plongeurs le voient chaque année, où le prix moyen d’une plongée est de 20 €, et où la durée de vie du Mérou est au moins de 20 ans, le rapport d’un Mérou vivant est de 500 x 20 x 20 = 200 000 €. Il s’agit d’un rapport minimal, intégrant simplement le prix de la plongée ; il faudrait y ajouter les retombées économiques indirectes (hébergement, restauration, etc.). Le même Mérou, s’il était pêché, rapporterait (15 kg en moyenne, 15€/kg) : 15 x 15 = 225 €, soit 1 000 fois moins.
 
L’attitude de l’homme envers les dauphins a bien changé !
lundi 17 mars

Dans "La Provence des Pêcheurs", GOURRET (1894) écrivait à propos des dauphins Delphinus delphis et Tursiops truncatus qu’ils "engloutissent les poissons emmaillés et mettent ensuite les filets en pièces, causant ainsi des dégâts souvent très importants (...) La présence de ces animaux constitue donc un véritable fléau". Il explique leur prolifération par le fait que leur pêche, qui autrefois "se faisait sur une vaste échelle, aussi bien dans l’Océan que dans la Méditerranée" a été abandonnée par les pêcheurs qui ne la considéraient plus comme rentable ; "leur chair, quoique de mauvais goût, servait d’aliment et l’huile qu’on en retirait était employée à l’éclairage". Il remarque que "les primes offertes par les prud’homies de pêche, par les Conseils Généraux et par l’administration de la marine" pour la destruction des dauphins "n’ont pu secouer l’indifférence des pêcheurs, bien qu’ils soient les seuls capables d’enrayer un mal dont ils sont les premiers à souffrir. Ils préfèrent réclamer l’intervention de l’Etat". GOURRET passe ensuite en revue les moyens utilisés pour détruire les dauphins ; à La Ciotat, en Août 1893, on a pu détruire 80 dauphins avec de la dynamite ; un autre système, utilisé en 1891 à Marseille, consistait à introduire dans des maquereaux un cube de caoutchouc muni d’aiguilles d’acier maintenues par une ficelle ; dans l’estomac du dauphin qui les mange, la ficelle est détruite par les sucs digestifs, les aiguilles se déplient en croix, perforent l’estomac, et "déterminent rapidement la mort de l’animal" ; le harponnage est également préconisé. Au début du 20° siècle, le gouvernement français envoyait d’ailleurs régulièrement des torpilleurs de la Marine Nationale afin "d’exterminer ces animaux parasites" ...

en savoir plus ...

 
La disparition du marsouin...
lundi 17 mars

Le marsouin Phocoena phocoena était considéré comme commun au siècle dernier sur les côtes provençales. Il est devenu très rare en Méditerranée et a disparu, depuis la fin du 19° siècle, des côtes de France et d’Espagne.

en savoir plus

 
Des sirènes...
lundi 17 mars

La première description des lamantins de Floride, aujourd’hui en grand danger de disparition, date de 1493. Elle est l’oeuvre de Christophe COLOMB : "... les jeunes femmes des mers que nous apercevons chaque jour ont certes, dans leur visage, quelque chose d’humain ; mais elles ne sont en aucun cas aussi belles que sur les dessins qui les ont toujours représentées ...". Après quatre mois de navigation, et au soleil couchant, le lamantin parvenait donc à évoquer, dans l’imagination des marins, la sirène mythique ... mais ils n’en perdaient pas toute lucidité !

En savoir plus

 
Code de bonne conduite pour les techniques de restauration des fonds marins
vendredi 3 octobre 2003
par Professeur Charles-François Boudouresque
popularité : 11%

Si des techniques de restauration existent (et a fortiori si elles ne sont pas réellement au point), il convient d’éviter leur utilisation anarchique et abusive : réimplantations de Posidonia oceanica comme alibi à des destructions liées à de nouveaux aménagements, immersion de décombres rebaptisés "récifs artificiels", mise en place de récifs artificiels dans des sites non appropriés, etc.

Le problème se pose très concrètement (en France) dans le cas de Posidonia oceanica, où des collectivités locales essaient de contourner la loi de protection de P. oceanica en proposant des réimplantations (au succès hypothétique) en compensation de destructions (bien réelles). Quelques principes pouvant constituer les bases d’un code de bonne conduite sont présentés ci-dessous

(1) Le site (et le biotope) de réintroduction ont été autrefois occupés par l’espèce réintroduite.

(2) Les causes de la disparition de l’espèce à réintroduire ont cessé d’agir : pollution, surpêche, pression humaine, etc.

(3) La réintroduction ne se fait pas à proximité d’une population survivante importante (éviter de "réintroduire pour réintroduire").

(4) Les connaissances sur la biologie de l’espèce (dynamique des populations, biologie de la reproduction, etc) permettent de penser que la réintroduction a des chances de succès.

(5) La réintroduction ne peut pas se faire en compensation de la destruction d’une population de la même espèce. Pour éviter une telle dérive, il est décidé que, dans un rayon de 10 km autour d’une destruction délibérée (dans le cadre d’un aménagement du littoral), aucune réintroduction ne peut être réalisée pendant une période de 10 ans.

(6)
Le prélèvement d’individus destinés à la réintroduction ne doit pas mettre en péril la population-source.

(7) Les individus destinés à la réintroduction ou au renforcement doivent provenir d’une population génétiquement identique (ou proche) de celle qui a occupé la région où est projetée la réintroduction.

(8) Les techniques de réintroduction (ou de renforcement des populations) ne doivent pas constituer une nuisance pour les espèces ou les écosystèmes indigènes.

 
Post Scriptum :
Ces propositions ont été reprises dans un document du Parlement Européen (Union Européenne) préparé dans le cadre du programme STOA (présenté à Corfou, Grèce, Septembre 1993).