Ses longs piquants (supérieurs à 7 cm), qui lui donnent son nom latin, permettent d’identifier facilement l’oursin diadème. Il est présent dans l’ensemble de la Méditerranée, mais est rare en Méditerranée occidentale. Les individus que l’on rencontre le long des côtes françaises pourraient provenir de larves émises dans le Sud de l’Italie et transportées ensuite par le courant liguro-provençal. Ils fréquentent le plus souvent les substrats rocheux (anfractuosités) situés dans la partie inférieure des tombants (on les rencontre jusqu’à 200 m de profondeur). Ils se déplacent de nuit pour chercher leur nourriture (bryozoaires, débris d’éponges) qu’ils raclent sur la roche. Naturellement peu communs dans nos eaux, les oursins diadème existants étaient menacés par les prélèvements des plongeurs (pour la décoration), mais aussi par la capture accidentelle lors de chalutages et à cause de la baisse de la qualité des eaux (pollution).
Protection :protection en France par arrêté du 26 novembre 1992.
[1] Issu de : ’Méditerranée : des espèces à protéger’. Région Provence-Côte d’Azur, Parc national de Port-Cros & GIS Posidonie edit., GIS Posidonie publ., Fr., 2 livrets +17 fiches détachées.