Cystoseira caespitosa Sauvageau
Description sommaire :
Le thalle est cespiteux, de petite taille, feuillé ("épines"), non vésiculifère. Les troncs habituellement simples (hauteur : 2-8 cm, souvent 2-3 cm), cylindriques, sont garnies d’épines éphémères. Ces tiges donnent naissance à des rameaux primaires arrondis portant une couverture assez dense de "feuilles" en forme d’épines. Les rameaux secondaires (longueur : 2-6 mm), nombreux, naissent par bourgeonnement sur les feuilles primaires (SAUVAGEAU, 1912 ; HAMEL, 1931-1939).
Le cycle biologique de C. caespitosa, comme celui des autres Cystoseira de Méditerranée, commence par une croissance très rapide pendant tout l’hiver et le printemps, l’été correspondant à un arrêt de la croissance. En automne, seuls le disque basal et les troncs dépourvus de rameaux subsistent (BALLESTEROS, sous presse).
Cystoseira caespitosa diffère de Cystoseira stricta (espèce avec laquelle il peut être confondu) par ses conceptacles non réunis en réceptacles denses. Cystoseira caespitosa est aussi très proche de C. balearica Sauvageau, qui le remplace dans la Méditerranée centrale (Baléares, Var, Corse). Il s’en distingue par ses conceptacles situés dans les feuilles, qui grossissent fortement quand celles-ci sont fertiles, et par son port ericoide au plus fort de son développement.
Distribution géographique :
Cystoseira caespitosa est endémique de Méditerranée, cette espèce n’est connue avec certitude que des côtes françaises du golfe du Lion (SAUVAGEAU, 1912 ; FELDMANN, 1937 ; BOUDOURESQUE et al., 1984 ; GROS, 1978) et de la côte Catalane (Costa Brava : BALLESTEROS, 1984a).
Ecologie :
C’est une espèce caractéristique des peuplements d’algues photophiles de l’infralittoral superficiel, situés dans les anses calmes, où elle peut être dominante entre 0,2 et 3 m de profondeur.
Menaces :
Comme d’autres espèces typiques des stations abritées de l’étage infralittoral, Cystoseira caespitosa est devenue rare ; c’est le cas en particulier de la côte catalane française (GROS, 1978). Sa raréfaction progressive est due à la pollution et à l’eutrophisation de son habitat ou à la destruction de celui-ci par aménagement du littoral. Le surpâturage par les oursins dont l’homme a éliminé partiellement les prédateurs est aussi à prendre en compte (GROS, 1978). Néanmoins, elle forme encore des peuplements relativement étendus au Cap de Creus et aux environs de Tossa de Mar (côte catalane espagnole).
La bibliographie des articles du Livre Rouge est regroupé dans un document à part
Cet article est issu d’un travail réalisé pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’IUCN par les GIS Posidonie en Collaboration avec de nombreux chercheurs méditerranéens et publié sous le titre : Livre Rouge "Gérard Vuignier" des végétaux, peuplements et paysages marins menacés de Méditerranée. 250p. Par BOUDOURESQUE C.F., BALLESTEROS E., BEN MAIZ N., BOISSET F., BOULADIER E., CINELLI F., CIRIK S., CORMACI M., JEUDY DE GRISSAC A., LABOREL J., LANFRANCO E., LUNDBERG B., MAYHOUB H., MEINESZ A., PANAYOTIDIS P., SEMROUD R., SINNASSAMY J.M., SPAN A., VUIGNIER G., 1990. MAP Technical Reports Series N°43, UNEP, Athens, PNUE, IUCN & GIS Posidonie.