Suivi
du milieu marin en baie de Ouinné (Nouvelle-Calédonie)
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Cette
action s'inscrit pour l'ur099, dans le sous projet TOXI.
Elle est une opération du chantier néo-calédonien du PNEC . |
| Données météorologiques |
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Le
village de Ouinné est l’une des stations météorologiques
du réseau Météo-France en Nouvelle-Calédonie et les données
bi-quotidiennes nous étaient fournies par le responsable
local de la station, Mr André Puech. L’existence de reliefs
alentours fait que la station météo, située au fond de la
baie, n’est pas toujours représentative du vent et des précipitations
qui affectent l’ensemble de la baie.
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| Données
de marées |
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Heures
et amplitudes sont celles de Thio. Les données sont fournies
par le SHOM (Service Hydrographique de la Marine).
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Données Hydrologie,
sels nutritifs, chl a totale |
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Paramètres
hydrologiques : température (précision : 1/10
ème de degré Celsius) et salinité (précision : 1/10
ème de psu, “ practical salinity unit ”) ont été
mesurées avec une sonde de terrain LF 197 de marque WTW
jusqu’au 18 février 2002. Elle a été remplacée par une
sonde Seabird, modèle SBE 19 (précisions du millième de
degré Celsius et de psu) entre le 25 février et le 10 mars.
La sonde LF 197 a de nouveau été utilisée du 11 au 13 mars.
Il n’y a pas eu de mesures de salinité du 19 au 24 février,
en raison de la panne de la sonde LF 197. La température a
alors été mesurée avec un thermomètre de poche, sur de
l’eau prélevée avec une bouteille à prélévement. Les
données de salinité et de température de la sonde LF 197 étaient
contrôlées régulièrement avec de l’eau de salinité
mesurée au salinographe Guideline Portasal du Centre
IRD de Nouméa et un thermomètre de poche (précision :
1/10 ème de degré Celsius).
Les
données de la sonde LF 197 étaient mémorisées à bord du
bateau, en prenant les valeurs tous les mètres entre 0 et 10
mètres et tous les cinq mètres en dessous. La sonde SBE 19
avait un enregistrement en continu à la descente et à la
remontée. Ce sont ces dernières valeurs qui ont été sélectionnées.
Sels
nutritifs : Les échantillons destinés aux analyses
de nitrates, nitrites et phosphates ont été prélevés tous
les jours à la station 3 (0, 5, 15, 30 et 40m) et tous les 2
jours aux stations 1 et 2 (0, 10, 20m). Quand le temps le
permettait, des prélèvements ont eu lieu aux stations 4 et 5
à 0, 5, 15 et 30 m. Les échantillons ont été conservés au
froid après ajout de HgCl2 selon le protocole décrit
dans Kattner (1999). Les analyses ont été réalisées a
posteriori soit dans le laboratoire de Ouinné pour les
phosphates soit au laboratoire des moyens analytiques (LAMA)
de l'IRD Nouméa, dans le cas des nitrates et nitrites.
Les
nitrates et nitrites ont été déterminés par dosage colorimétrique
automatisé à flux continu sur un Autoanlyzer II Technicon.
Pour les concentrations de nitrates > 1µM et pour les
nitrites, les protocoles analytiques sont adaptés de ceux décrits
dans Strickland and Parsons (1972). Pour les concentrations de
nitrates <1µM, l'analyse a été réalisée selon la méthode
"haute sensibilité" décrites dans Raimbault et al.
(1990).
Les
phosphates ont été mesurés par dosage colorimétrique au
spectrophotomètre (CECIL) à 885nm, selon la méthode de
Murphy and Riley (1962). La mesure a été réalisée sur une
cuve de 10 cm afin d'augmenter la sensibilité.
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| Concentrations en pigments
chlorophylliens et phycoérythrines |
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Distribution
par classes de taille de pigments chlorophylliens
Microplancton
(>10µm), Nanoplancton (2µ-10µm), Picoplancton
(< 2µm) |
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Pigments
photosynthétiques : L’échantillonnage a été réalisé
en moyenne tous les deux jours à la station 3 (0, 15, 30 m)
et tous les 4 jours aux stations 1 et 2 (0, 10, 20 m). Des prélèvements
épisodiques ont eu lieu aux stations 4 et 5.
Les
pigments ont été généralement mesurés sur la totalité
des particules recueillies sur un filtre GF/F, à
l’exception des études de distribution de tailles. Dans ce
dernier cas, le fractionnement des particules contenues dans
0,5 Litre d’eau de mer a été réalisé sur 10 µm, 2 µm
et GF/F aux profondeurs 0 et 15 m de la station 3 (parfois
aussi à 30 m).
Chlorophylles et phéopigments : Le phytoplancton
a été récolté par filtration de 0,535 L d’eau de mer sur
Whatman GF/F de 47 mm de diamètre. Les filtres ont été
congelés et conservés à –20°C (maximum : 15 jours)
avant l’analyse. Les pigments chlorophylliens ont été
extraits dans 5,4 ml d’acétone à 100% (Les pigments se
retrouvent ainsi dissous dans l’acétone à 90 % tenant
compte de l’eau retenue par les filtres, soit environ 0,6
ml) en broyant le filtre avec une baguette de verre à
l’extrémité fraîchement cassée et en laissant le broyat
pendant environ 12 h au réfrigérateur à 4°C. Après
centrifugation 5 minutes à 3500 t.p.m, la fluorescence du
surnageant a été mesurée à l’aide d’un spectrofluorimètre
HITACHI F4500. La concentration des pigments chlorophylliens
[chlorophylle a, b et c (c1+c2; c3); divinyle-chlorophylle a
et b] et de leurs dérivés de type phéopigments a été
estimée par la méthode modifiée de Neveux et Lantoine
(1993). Les modifications concernent :
1)
le mode d’acquisition des données de fluorescence : réalisation
d’une série de 31 spectres d’émission fixant d’abord
la longueur d’onde d’excitation à 390 nm puis l’incrémentant
de 3 en 3 nm jusqu’à 480 nm. Utilisation de 806 points de
mesure dans le calcul des concentrations en pigments.
2)
l’introduction d’un nouveau standard dans l’analyse, la
chlorophylle c3.
Phycobiliprotéines. Le phytoplancton a été récolté
par filtration de 3 L d’eau de mer sur Whatman GF/F de 47 mm
de diamètre. Les filtres ont été congelés et conservés à
–20°C (maximum : 15 jours) avant l’analyse.
L’extraction des phycobiliprotéines (phycoérythrines et
phycocyanines) a été effectuée en broyant les filtres dans
5 ml de tampon phosphate (NaH2PO4 0,1 M, pH = 6,5) et en
laissant le broyat 12 h au réfrigérateur à 4°C. Après
centrifugation 20 minutes à 3500 t.p.m, la fluorescence du
surnageant était mesurée selon la technique de Lantoine et
Neveux (1997). Les spectres d’excitation des extraits ont été
enregistrés entre 450 et 580 nm en fixant la longueur
d’onde d’émission à 605 nm. Les spectres d’émisson
ont été enregistrés entre 530 et 730 nm en fixant la
longueur d’onde d’excitation à 495 nm. La phycoérythrine
est quantifiée à partir de l’estimation de l’aire sous
le spectre d’excitation de fluorescence. La calibration a été
réalisée à l’aide de phycoérythrine de Synechococcus
(Lantoine et Neveux, 1997).
Le
fractionnement des particules contenues dans 1 litre d’eau
de mer sur 10 µm, 2 µm et GF/F a confirmé l’association
des phycoérythrines aux cellules de taille < 2 µm.
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| Composition des prélèvements du filet
35µm en Trichodesmium, phytoplancton, zooplancton,
détritus |
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Composition
des peuplements : Cette caractéristique a été obtenue
à partir d’examens microscopiques réalisés quelques
heures après le prélèvement avec un filet de 35 µm de vide
de maille. Ce dernier, décrit dans Blanchot et al. (1989),
avait une longueur de 3,61 m et un diamètre d’ouverture de
0,09 m². Il était muni d’un débitmètre de marque T.S.K..
Deux types de traits de filet ont été faits : l’un,
horizontal pendant 3 minutes environ et l’autre, vertical,
de 5m au-dessus du fond à la surface. Le filet était rincé
et l’échantillon mis dans une glacière jusqu’au moment
de l’examen au microscope. Ce dernier s’est borné à
noter les taxons principaux du phyto- et du zooplancton et
l’abondance des trichomes isolés, des touffes et des
faisceaux de Trichodesmium. Les échantillons ont
ensuite été conservés dans du formol à 5% en vue
d’examens ultérieurs éventuels.
Certains
trichomes, faisceaux et touffes de Trichodesmium ont été
triés sous la loupe binoculaire à intervalles réguliers et
mis dans des “ cryotubes ” de 4 ml avec 50%
d’alcool éthylique pur et 50% d’eau de mer puis conservés
au congélateur jusqu’à l’expédition par avion à l’Institut
Pasteur de Paris pour étude du génotype.
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