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Données Ouinné : 3 janvier - 14 mars 2002

Base biogéochimique Base bibliographique

Base iconographique

Suivi du milieu marin en baie de Ouinné (Nouvelle-Calédonie)

R. Le Borgne 

 

Cette action s'inscrit pour l'ur099, dans le sous projet TOXI. Elle est une opération du chantier néo-calédonien du PNEC .

 

Météo

Météo France NC

Sels nutritifs

M. Rodier

Marées

SHOM

Pigments

J. Neveux et M. Tenorio

Hydrologie

R. Le Borgne

Composition des prélèvements au filet 35 µ

R. Le Borgne

L'utilisation de ces données est soumise aux conditions:

  • de demander l'autorisation aux responsables dont les noms et contacts figurent ci-dessus. 

  • de faire référence à leur origine.

Nous vous invitons à respecter ces conditions d'utilisation afin de faciliter les échanges de données au sein de la communauté scientifique.

 

Données météorologiques XLS ASCII

Le village de Ouinné est l’une des stations météorologiques du réseau Météo-France en Nouvelle-Calédonie et les données bi-quotidiennes nous étaient fournies par le responsable local de la station, Mr André Puech. L’existence de reliefs alentours fait que la station météo, située au fond de la baie, n’est pas toujours représentative du vent et des précipitations qui affectent l’ensemble de la baie.

 

Données de marées XLS ASCII

Heures et amplitudes sont celles de Thio. Les données sont fournies par le SHOM (Service Hydrographique de la Marine).

 

Données Hydrologie, sels nutritifs, chl a totale

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Paramètres hydrologiques : température (précision : 1/10 ème de degré Celsius) et salinité (précision : 1/10 ème de psu, “ practical salinity unit ”) ont été mesurées avec une sonde de terrain LF 197 de marque WTW jusqu’au 18 février 2002. Elle a été remplacée par une sonde Seabird, modèle SBE 19 (précisions du millième de degré Celsius et de psu) entre le 25 février et le 10 mars. La sonde LF 197 a de nouveau été utilisée du 11 au 13 mars. Il n’y a pas eu de mesures de salinité du 19 au 24 février, en raison de la panne de la sonde LF 197. La température a alors été mesurée avec un thermomètre de poche, sur de l’eau prélevée avec une bouteille à prélévement. Les données de salinité et de température de la sonde LF 197 étaient contrôlées régulièrement avec de l’eau de salinité mesurée au salinographe Guideline Portasal  du Centre IRD de Nouméa et un thermomètre de poche (précision : 1/10 ème de degré Celsius).

Les données de la sonde LF 197 étaient mémorisées à bord du bateau, en prenant les valeurs tous les mètres entre 0 et 10 mètres et tous les cinq mètres en dessous. La sonde SBE 19 avait un enregistrement en continu à la descente et à la remontée. Ce sont ces dernières valeurs qui ont été sélectionnées.

Sels nutritifs : Les échantillons destinés aux analyses de nitrates, nitrites et phosphates ont été prélevés tous les jours à la station 3 (0, 5, 15, 30 et 40m) et tous les 2 jours aux stations 1 et 2 (0, 10, 20m). Quand le temps le permettait, des prélèvements ont eu lieu aux stations 4 et 5 à 0, 5, 15 et 30 m. Les échantillons ont été conservés au froid après ajout de HgCl2 selon le protocole décrit dans Kattner (1999). Les analyses ont été réalisées a posteriori soit dans le laboratoire de Ouinné pour les phosphates soit au laboratoire des moyens analytiques (LAMA) de l'IRD Nouméa, dans le cas des nitrates et nitrites.

Les nitrates et nitrites ont été déterminés par dosage colorimétrique automatisé à flux continu sur un Autoanlyzer II Technicon. Pour les concentrations de nitrates > 1µM et pour les nitrites, les protocoles analytiques sont adaptés de ceux décrits dans Strickland and Parsons (1972). Pour les concentrations de nitrates <1µM, l'analyse a été réalisée selon la méthode "haute sensibilité" décrites dans Raimbault et al. (1990).

Les phosphates ont été mesurés par dosage colorimétrique au spectrophotomètre (CECIL) à 885nm, selon la méthode de Murphy and Riley (1962). La mesure a été réalisée sur une cuve de 10 cm afin d'augmenter la sensibilité.

 

Concentrations en pigments chlorophylliens et phycoérythrines XLS ASCII

Distribution par classes de taille de pigments chlorophylliens

Microplancton (>10µm), Nanoplancton (2µ-10µm), Picoplancton 
(< 2µm)

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Pigments photosynthétiques : L’échantillonnage a été réalisé en moyenne tous les deux jours à la station 3 (0, 15, 30 m) et tous les 4 jours aux stations 1 et 2 (0, 10, 20 m). Des prélèvements épisodiques ont eu lieu aux stations 4 et 5.

Les pigments ont été généralement mesurés sur la totalité des particules recueillies sur un filtre GF/F, à l’exception des études de distribution de tailles. Dans ce dernier cas, le fractionnement des particules contenues dans 0,5 Litre d’eau de mer a été réalisé sur 10 µm, 2 µm et GF/F aux profondeurs 0 et 15 m de la station 3 (parfois aussi à 30 m).

Chlorophylles et phéopigments : Le phytoplancton a été récolté par filtration de 0,535 L d’eau de mer sur Whatman GF/F de 47 mm de diamètre. Les filtres ont été congelés et conservés à –20°C (maximum : 15 jours) avant l’analyse. Les pigments chlorophylliens ont été extraits dans 5,4 ml d’acétone à 100% (Les pigments se retrouvent ainsi dissous dans l’acétone à 90 % tenant compte de l’eau retenue par les filtres, soit environ 0,6 ml) en broyant le filtre avec une baguette de verre à l’extrémité fraîchement cassée et en laissant le broyat pendant environ 12 h au réfrigérateur à 4°C. Après centrifugation 5 minutes à 3500 t.p.m, la fluorescence du surnageant a été mesurée à l’aide d’un spectrofluorimètre HITACHI F4500. La concentration des pigments chlorophylliens [chlorophylle a, b et c (c1+c2; c3); divinyle-chlorophylle a et b] et de leurs dérivés de type phéopigments a été estimée par la méthode modifiée de Neveux et Lantoine (1993). Les modifications concernent :

 1) le mode d’acquisition des données de fluorescence : réalisation d’une série de 31 spectres d’émission fixant d’abord la longueur d’onde d’excitation à 390 nm puis l’incrémentant de 3 en 3 nm jusqu’à 480 nm. Utilisation de 806 points de mesure dans le calcul des concentrations en pigments.

2) l’introduction d’un nouveau standard dans l’analyse, la chlorophylle c3.

Phycobiliprotéines. Le phytoplancton a été récolté par filtration de 3 L d’eau de mer sur Whatman GF/F de 47 mm de diamètre. Les filtres ont été congelés et conservés à –20°C (maximum : 15 jours) avant l’analyse. L’extraction des phycobiliprotéines (phycoérythrines et phycocyanines) a été effectuée en broyant les filtres dans 5 ml de tampon phosphate (NaH2PO4 0,1 M, pH = 6,5) et en laissant le broyat 12 h au réfrigérateur à 4°C. Après centrifugation 20 minutes à 3500 t.p.m, la fluorescence du surnageant était mesurée selon la technique de Lantoine et Neveux (1997). Les spectres d’excitation des extraits ont été enregistrés entre 450 et 580 nm en fixant la longueur d’onde d’émission à 605 nm. Les spectres d’émisson ont été enregistrés entre 530 et 730 nm en fixant la longueur d’onde d’excitation à 495 nm. La phycoérythrine est quantifiée à partir de l’estimation de l’aire sous le spectre d’excitation de fluorescence. La calibration a été réalisée à l’aide de phycoérythrine de Synechococcus (Lantoine et Neveux, 1997).

Le fractionnement des particules contenues dans 1 litre d’eau de mer sur 10 µm, 2 µm et GF/F a confirmé l’association des phycoérythrines aux cellules de taille < 2 µm.

 

Composition des prélèvements du filet 35µm en Trichodesmium, phytoplancton, zooplancton, détritus XLS ASCII

Composition des peuplements : Cette caractéristique a été obtenue à partir d’examens microscopiques réalisés quelques heures après le prélèvement avec un filet de 35 µm de vide de maille. Ce dernier, décrit dans Blanchot et al. (1989), avait une longueur de 3,61 m et un diamètre d’ouverture de 0,09 m². Il était muni d’un débitmètre de marque T.S.K.. Deux types de traits de filet ont été faits : l’un, horizontal pendant 3 minutes environ et l’autre, vertical, de 5m au-dessus du fond à la surface. Le filet était rincé et l’échantillon mis dans une glacière jusqu’au moment de l’examen au microscope. Ce dernier s’est borné à noter les taxons principaux du phyto- et du zooplancton et l’abondance des trichomes isolés, des touffes et des faisceaux de Trichodesmium. Les échantillons ont ensuite été conservés dans du formol à 5% en vue d’examens ultérieurs éventuels.

Certains trichomes, faisceaux et touffes de Trichodesmium ont été triés sous la loupe binoculaire à intervalles réguliers et mis dans des “ cryotubes ” de 4 ml avec 50% d’alcool éthylique pur et 50% d’eau de mer puis conservés au congélateur jusqu’à l’expédition par avion à l’Institut Pasteur de Paris pour étude du génotype.

 

mise à jour : 10/07/2008

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