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Colloque Ecologie Microbienne Carry le Rouet : 25-28 mai 2003

Au cours de ce colloque, l'UR099 a présenté deux posters:

 

 

La culture de la Spiruline en eau de mer à Toliara (Madagascar)

*Tsarahevitra Jarisoa, *Loïc Charpy, **Nardo Vicente, *Marie José Langlade

*COM, rue de la Batterie des Lions, 13007 Marseille, loic.charpy@univmed.fr, marie-jose.langlade@univmed.fr
**Université Aix Marseille 3, Nardo.Vicente@univ.u-3mrs.fr 

 

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Cyanobactéries ; Oscillatoria ; Malnutrition ; Cultures ; Madagascar

 

La production de spirulines pourrait être une solution pour combattre la malnutrition dans le monde (Fox, 1999). Le premier facteur limitant l’extension de la culture de spirulines dans les pays en voie de développement est le manque d’eau douce. Ceci est particulièrement vrai dans de nombreuses régions de Madagascar et notamment celle de Tuléar. Cependant un certain nombre de recherches ont montré que les spirulines pourraient se développer en milieu marin (Tredici et al. 1986; Wu et al. 1993), et de ce fait la propagation de la culture pourrait s’envisager le long des zones côtières.

A Madagascar, la région du Sud Ouest renferme des gisements naturels de spirulines, en particulier à proximité de la ville de Toliara. C’est dans cette ville que l’Institut Halieutique et des Sciences Marines a entrepris un programme de recherche sur la souche locale de spiruline (Ravelo Vololonavalona 2001). 

Les travaux présentés ici sont une partie de la thèse de Tsarahevitra Jarisoa dont les principaux objectifs sont de :

  • Améliorer les connaissances sur Spirulina platensis variété Toliara, notamment son écophysiologie,

  • Adapter la souche de Toliara à la culture en eau de mer,

  • Définir un milieu de culture bon marché et viable dans les conditions de Madagascar,

  • Concevoir des unités de production à l’échelle des communautés villageoises,

  • Evaluer la qualité nutritive de la spiruline sur les enfants et les animaux.

 

Les expériences menées à Toliara et à l’Institut Océanographique des Embiez ont montré la faisabilité de cette culture. Cependant, la précipitation des carbonates de l’eau de mer reste un problème pour des cultures à l’échelle des communautés villageoise ; aussi l’utilisation de souches adaptées à de fortes concentrations en carbonate est en cours.

Poster

Bibliographie

Fox R.D. 1999.Third millenium aquaculture. Farming the micro-oceans. Bull. Inst. Océanogr. Monaco 19 : 547-563..

Ravelo V. 2001. Bioécologie, valorisation du gisement naturel de spiruline de Belalanda (Toliara, Sud-Ouest de Madagascar) et technique de la culture. Thèse de doctorat, IH-SM, Université de Toliara Madagascar: 125pp.

Tredici M.R., Papuzzo T. et al. 1986. Outdoor mass culture of Spirulina maxima in sea-water. Applied Microbiology and Biotechnology. 24: 47-50.

Wu B., Tseng C.K. et al. 1993. Large-scale cultivation of Spirulina in seawater based culture medium. Botanica Marina 36: 99-102.

 

Les picocyanobactéries du delta du Mékong (Viêt Nam

*Jean Blanchot,  **Loïc Charpy, *Yves Montel, ***Jean-Louis Martin

*IRD/ARVAM 14 rue du stade de l'Est, 97490 Ste Clotilde, La Réunion, blanchot@univ-reunion.fr
**IRD/COM, rue de la Batterie des Lions, 13007 Marseille, loic.charpy@univmed.fr
***IFREMER, CREMA-L'Houmeau, BP 5, 17137 L'Houmeau, jlmartin@ifremer.fr

 

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Picocyanobactéries ; eau saumâtre; estuaire ; aquaculture

 

La culture de crevettes qui se développe dans le delta du Mékong est une culture extensive, sans ajout d’aliments. Les post larves et les adultes doivent se nourrir sur la matière organique produite par l’écosystème. La production du phytoplancton en terme de quantité et de qualité est donc très importante pour la réussite de ces élevages. C’est pour évaluer cette productivité que nous avons étudié dans le cadre du programme européen GAMBAS la qualité des eaux de deux sites, Ca Mau et Tra Vinh, situés dans la partie terminale du delta du Mékong. Cette étude a été réalisée au cours de 5 missions entre 2000 et 2002.

 

Les eaux du delta sont caractérisées par une eau très chargée en matière en suspension (100 - 700 mgl-1). Ces valeurs importantes sont dues au formidable flux du Mékong qui empêche la sédimentation et à la rencontre de l'eau douce et salée qui génère la formation de vase. Du fait de condition de vie difficile le phytoplancton de grande taille se développe peu et le picoplancton représente 50 à 60% de la biomasse phytoplanctonique. Le phytoplancton est très largement dominé par les picoeukaryotes qui représente 80 % de la fluorescence chlorophyllienne. Les picocyanobactéries dont l’abondance peut atteindre 2 106 cellules par ml (record mondial en milieu naturel à notre connaissance) constituent les 20 % restant. En règle générale le nombre des picocyanobactéries peut être multiplié par 100 entre l'embouchure des canaux et l'extrémité des systèmes hydrologiques. Le principal facteur limitant la production du phytoplancton est la turbidité.

Poster (attention pdf 740k)

 

mise à jour : 10/07/2008

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