Embiez :
expérimentations pour la culture de la spiruline mai-juin-juillet 2002
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Cette
action s'inscrit pour l'ur099, dans le sous projet CYANOCULTE |
bassins
d'expérimentations, Embiez, mai-juin-juillet 2002
Durant
l’été 2002, les Îles des Embiez ont servi de cadre pour un
stage de culture de Spirulina platensis variété Toliara,
dirigé par Loïc CHARPY et Nardo VICENTE, co-directeurs d'une
thèse sur la culture
de la spiruline à Madagascar. Les
manipulations ont été effectuées au laboratoire de l’Institut
Océanographique Paul Ricard pendant trois mois. Durant cette période,
différentes expériences ont été entreprises sur la culture de
cette cyanobactérie.
Objectifs
- Observer
l’influence de la lumière sur la croissance de la souche
malgache,
- comparer
la croissance selon la salinité du milieu (saumâtre ou eau de
mer),
- comparer
les différents paramètres estimatifs de la biomasse,
- suivre
l’évolution de la spiruline et des communautés planctoniques
qui se développent dans les bassins (bactéries, phytoplancton
et picoplancton) dans une culture en eau de mer.
Participants
-
ISHM :
Tsharahevitra Jarisoa, thésard à Madagascar
-
IRD :
Loïc Charpy, Marie José Langlade, COM à Marseille
-
Institut
Océanographique Paul Ricard, Embiez
Matériels
et méthodes
Pour
mener cette expérimentation, un litre de souche Spirulina
platensis variété Toliara (Madagascar) est à notre
disposition. Avant de lancer les manipulations la souche doit être
multipliée en salle pour obtenir une quantité suffisante
permettant le démarrage des cultures en bassins. Le principe de
multiplication repose sur l’ajout progressif du milieu de culture
au fur et à mesure que la concentration en spiruline augmente.
Exp.
1 : influence de la lumière, comparaison eau saumâtre et eau de
mer
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Six
bassines sont remplies avec du milieu de culture à base
d’eau de mer et six autres avec du milieu en eau saumâtre.
Pour chaque lot de six, 3 bassines sont protégées de la lumière
directe par un écran en toile de nylon de couleur verte. L’agitation des cultures est assurée par des
bulleurs avec diffuseur. Les milieux en eau de mer reçoivent
0.28 g/m²/j d’urée et 0.1g/l de carbonate de soude deux
fois par semaine. Notons que l’ajout de l’urée se
fait avec précaution pour éviter l’apparition de
l’ammoniac qui est toxique à une certaine quantité. Les prélèvements
dans les bassines pour les observations ont lieu à 7h, 13h30,
19h.
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Exp.
2 : écologie des bassins de culture en eau saumâtre et eau de mer
Le
but est de :
-
Suivre l’évolution
des communautés planctoniques qui se développent dans les
bassins (bactéries, phytoplancton et picoplancton)
-
Suivre l’évolution
de la spiruline dans une culture en eau de mer sans acclimations
de la souche
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La
première phase a consisté à multiplier le volume de semence
déjà adaptée au milieu eau de mer qui, à la fin de l’expérience
1, n’est que de 1 litre. Pour cela, on augmente
progressivement le volume du milieu de culture. Les milieux de
culture sont préparés avec notamment l’élimination des précipités,
et la préparation du bassin. Remplissage du bassin avec 30
litres du milieu de culture eau de mer et Ensemencement de 15
litres de souches adaptées.
Les
conditions sont :
-
Un
bassin de 150 l en fibre de verre
-
Lumière
naturelle tamisée avec une toile verte
-
Milieu
de culture eau de mer traitée et enrichie
-
Agitation
à l’aide d’une pompe d’aquarium
-
Chauffage
de l’eau au moyen d’une résistance immergée, pour
maintenir une température voisine de 30°C
-
Maintien
de la salinité avec ajout d’eau douce pour compenser
l’évaporation
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Paramètres
mesurés
Physiques
et chimiques
Biologiques
- comptage
des spires et des filaments,
- densité
optique à 665 nm,
- poids
sec,
- concentration
en chlorophylle,
- taux
d’incorporation du carbone,
- alcalinité
totale,
- biomasse
du phytoplancton et des bactéries.
Résultats
et conclusions
préliminaires
La
souche Spirulina platensis variété Toliara supporte
bien le milieu à base d’eau de mer et peut y pousser.
La
vitesse de croissance de culture en eau de mer est identique
à celle en eau douce mais la concentration maximale obtenue
en eau douce est supérieure à celle obtenue en eau de mer.
Cette différence de concentration maximale obtenue semble due
au manque d’approvisionnement en carbone de culture en
milieu d’eau de mer.
La
spiruline souche malgache n’a pas supporté les conditions
de culture aux Embiez. Les problèmes peuvent être les
suivants :
-
la
condition climatique froide d’avril – juillet 2002 est
défavorable pour la spiruline; les paramètres physiques,
en particulier la température très basse, semblent
perturber la croissance de cette cyanobactérie,
-
la
lumière très forte entraîne probablement la photolyse,
-
le
manque en quantité et en concentration de souche au départ
est la source du démarrage d’une culture très diluée
que l’algue ne supporte pas,
-
l’agitation
par bulleur utilisée ne convient pas à la culture à
faible profondeur. Elle n’homogénéise pas totalement
la culture et augmente rapidement la salinité de l’eau
dans les bassines,
-
l’utilisation
de NaCl pur comme source de sodium lors de la préparation
du milieu de culture en manque d’oligo-élément nécessaire
pour la croissance de spiruline.
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