DIAPALIS 7
(bref C.R.) : 3 - 12 février 2003, Nouvelle-Calédonie, à bord de l'ALIS
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Cette
action s'inscrit pour l'ur099, dans le sous projet DIAPAZON |
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Cette
campagne s'est déroulée juste
après le passage du cyclône "Béni". Les points fixes
ont été déterminés en tenant compte des
informations données par les images SeaWIFS. |
Les
participants
Cécile
Dupouy, Nicole Garcia, Aubert Le Bouteiller, Thierry Moutin,
Martine Rodier et David Varillon.
Stratégie
et déroulement
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Point
fixe 1 (20°37'S 167°26'E) (J 2 et J 3)
: Les images SeaWiFS
indiquaient depuis plusieurs semaines que les eaux les
plus riches en pigments de la région se situaient à
l’est de Lifou. Nous avons donc choisi la position du
1er point fixe à une dizaine de milles nautiques au
nord-est de Lifou, sur fonds de 3000 m. Le vent alizé
fort nous oblige à abandonner la position au bout de 2
jours.
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Point
fixe 2 (20°51S 167°04'E) (J 4, J 5 et J 6) : Baie de Santal à Lifou
sur fonds de 1050 m. Cette baie présente l’avantage d’être à
l’abri du vent dominant - condition a priori très
favorable à l’observation de Trichodesmium
en abondance - tout en permettant, sur fonds de plus
de 1000 m, d’échantillonner des eaux océaniques
pas ou très peu influencées par des apports terrigènes
ou anthropiques.
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Point
fixe 3 (20°57'S 166°29'E) (J 7) à 15 milles nautiques au sud
d’Ouvéa, choisi en fonction des images SeaWiFS obtenues
à terre pendant la campagne, montrant un enrichissement
durable dans ce secteur. Position abandonnée après une
journée à cause de l’alizé soutenu et mer très agitée.
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Station
(21°56'S 167°04'E) à 10 milles nautiques au nord-est de Yaté sur fonds
de 1000 m.
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Point
fixe 4 (22°34'S 166°06'E) (J 9 et J 10) à 15 milles nautiques au
large du récif au sud-ouest de Nouméa. Les images
satellitales montrent qu’à l’ouest de la Grande
Terre, des eaux très bleues sont très souvent présentes :
il était important dans le cadre du programme DIAPAZON
d’aller y chercher une vérité terrain.
Observations
et Résultats
préliminaires
Seuls
sont évoqués ici les observations faites à bord et les résultats
des premières analyses. Les conclusions tirées ne sont donc
que tout-à-fait provisoires.
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Point
fixe 1 au nord-est de Lifou : Dans
des conditions de mer agitée et d’un alizé soutenu,
observation de Trichodesmium en
abondance dans la couche 0 – 40 m. Les mesures de
concentration et du temps de renouvellement du PO4
montrent des eaux relativement riches en phosphate (40 nM
en surface). La production bactérienne est faible. A ce
point fixe, une journée de production in situ, un profil
de fer et un déploiement de pièges à sédiments.
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Point
fixe 2 en Baie de Santal : Trichodesmium en
abondance dans la couche de surface. PO4 de 20 à 70 nM en
surface. Toutes les expérimentations prévues en cas
d’eaux riches en Trichodesmium ont pu être réalisées,
soit in situ (3 journées de production in situ), soit sur
le pont. Production bactérienne près de 10 fois plus
forte qu’au 1er point fixe. Un profil de fer et un déploiement
de pièges à sédiments. Des accumulations massives de Trichodesmium
en surface ont été observées à l’abri du vent au
fond de la baie.
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Point
fixe 3 au sud d’Ouvéa : Trichodesmium en
abondance, mais cette fois, les eaux sont beaucoup plus
pauvres en phosphate (5 à 10 nM en surface) avec un temps
de renouvellement de quelques heures, mais en même temps,
ces eaux sont très riches en matière organique
particulaire et dissoute, au point de colmater les
tamisages sur filtres de 10 µm. La production bactérienne
est deux fois plus élevée qu’en baie de Santal. Un
profil de fer et une journée de production in situ.
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Point
fixe 4 au sud_ouest de Nouméa : Nous
cherchions pourquoi les eaux situées à l’ouest de la
Grande Terre apparaissent systématiquement plus pauvres
en chlorophylle que celles situées dans le Chenal ou à
l’est des îles Loyauté. Les mesures ont montré que la
nutricline se situait 20 à 40 m plus bas à l’ouest
qu’à l’est. Cependant, les eaux sont assez riches en Trichodesmium
et contiennent près de 50 nM de PO4 en surface, mais
la production bactérienne est très faible. Comme pour
les autres points fixes, les signaux de rétrodiffusion
fournis par l’Hydroscat sont très différents de ceux
obtenus pendant les DIAPALIS précédentes. A ce point,
deux journées de production in situ et un déploiement de
pièges.
Conclusions
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A
la différence de janvier 2002 (DIAPALIS 3), nous
avons donc observé cette fois en abondance des Trichodesmium
et autres cyanobactéries diazotrophes dans la
couche 0 – 40 m à toutes les stations réalisées
au cours de la mission. Nous avons saisi
l’opportunité de ces grandes abondances pour
privilégier les études de processus au détriment
d’une prospection géographique plus complète.
Des concentrations relativement fortes de P04
peuvent constituer un élément d’explication à
la richesse en Trichodesmium. Mais les
situations observées différaient sensiblement
d’une position à l’autre, comme le
confirmeront certainement les très nombreuses
analyses en cours. Le point fixe au sud d’Ouvéa
qui présentait à la fois beaucoup de Trichodesmium,
peu de PO4, une grande activité bactérienne et
beaucoup de matière particulaire vivante ou morte
suggère fortement une situation consécutive à
un apport important de matière synthétisée par
les organismes diazotrophes.
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Puisque
toutes nos observations ont été effectuées en
présence d’un alizé soutenu, quelques jours
seulement après le passage du cyclône Béni, il
se confirme que des conditions de temps calme ne
sont pas indispensables à une croissance optimale
des Trichodesmium. Cette conclusion
s’appuie aussi sur les très nombreuses
observations d’accumulations de Trichodesmium
dans tout le Pacifique sud-ouest réalisées
depuis début décembre 2002, alors que l’alizé
souffle très régulièrement, et souvent
fortement, sur toute la région.
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Si
nous avons bien observé des Trichodesmium en
abondance, en revanche, nous n’avons pas réussi
à échantillonner une situation où les Trichodesmium
forment un maximum de chlorophylle en surface,
comme nous l’avons observé à maintes reprises
entre 8°S et 15°S au cours des radiales PROPPAC
et SURTROPAC le long du méridien 165°E. Etudier
de telles situations est un objectif pour de
futures missions.
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