Lorsque ces écosystèmes sont caractérisés par une faible profondeur moyenne et en fonction de leur morphologie, ils sont plus ou moins exposés à l’hydrodynamisme induit par les vents ou par les marées, qui facilite alors les mélanges verticaux et favorise la resuspension de sédiment ayant des effets sur la pénétration de la lumière dans les zones pélagiques et benthiques. Les échanges entre la couche euphotique et la zone profonde alimentée en éléments nutritifs issus de la minéralisation à l’interface eau-sédiment sont facilités et les relations trophiques entre les compartiments benthiques et pélagiques sont favorisées. Quels que soient leur statut trophique et la pression anthropique à laquelle ils sont soumis, tous ces milieux sont caractérisés par la présence de cyanobactéries qui forment parfois en milieu continental l’essentiel de la biomasse phytoplanctonique, jouant un rôle déterminant dans la structuration et le fonctionnement des écosystèmes. Organismes procaryotes photosynthétiques présentant une grande adaptabilité aux conditions environnementales, les cyanobactéries peuvent survivre et se développer dans des situations extrêmes. La capacité de certaines de ces espèces à fixer le diazote dissous provenant de l’atmosphère les affranchit des limitations ou des déséquilibres en ressources nutritives azotées. Par ailleurs, qu’elles soient de petite ou de grande taille, isolées, en chaînes ou en colonies, les cyanobactéries ne sont pas toujours consommées par les brouteurs ou les filtreurs pélagiques. Enfin, certaines espèces sont toxiques, caractéristique qui n’est pas sans conséquences sur les autres compartiments biotiques et sur les utilisateurs des plans d’eau. En raison de leurs capacités d’adaptation et du fait des biomasses qu’elles peuvent développer, les cyanobactéries jouent un rôle important : elles influencent la qualité et la productivité des écosystèmes et affectent à terme leurs usages.
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