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Influence
sur les poissons: la structure
des communautés
La
notion de structure
La
structure des communautés de poissons recouvre de
nombreux aspects tels :
-
la
structure spécifique : groupement par
composants (espèces, genres et familles) des
communautés et paramètres qui font varier ces
composants.
-
la
structure trophique : groupement par catégories
trophiques.
-
la
structure de taille : groupement par
distribution des tailles des groupes d’espèces ou
taille des espèces même.
-
les
groupes fonctionnels :
croisement de groupements par taille ou catégories
trophiques, mais aussi groupements sur la base du
comportement des espèces (activité diurne-nocturne,
mobilité, grégarité …). On peut ainsi définir
par exemple les poissons carnivores grégaires de
platier ou les micro herbivores de grande
taille…
Ces
groupes fonctionnels peuvent être considérés
comme des entités artificielles qui aident
notre compréhension du fonctionnement des
communautés de poissons. Ils permettent le
regroupement en un nombre restreint de classes,
d’espèces dont les caractéristiques
biologiques et écologiques présentent une
certaine homogénéité.
La
structure des communautés de poissons dans les atolls dépend
de très nombreux facteurs et il est difficile de définir
une structure moyenne. Dans ce qui suit nous allons
tenter de dégager les facteurs qui influencent la
structure trophique.
Facteurs
influant sur la structure trophique
Cette
étude est basée sur trois
paramètres : la densité spécifique (par
simplification nous appellerons ce paramètres « diversité »),
la densité et la biomasse des communautés.
Nous nous limitons aux zones récifales bordant les motu
d’atoll.
8
groupes trophiques ont été déterminés dans la
communauté des poissons rencontrés: les piscivores,
les macro carnivores (poissons mangeant de gros invertébrés),
des micro carnivores (poissons mangeant de petits invertébrés
benthiques), les planctophages, les macro herbivores (poissons mangeant des algues ou des phanérogames), les
micro herbivores (poissons mangeant les algues épiphytiques
et les turfs algaux), les corallivores et les détritivores.
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Chacun des
8 groupes trophiques peut être représenté
sous la forme d’un cube. La forme et la
taille des cubes varie en fonction des valeurs
de diversité, densité et biomasse du groupe
trophique concerné. |
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-
Diversité
= Nombre d'espèces par unité d'observation
-
Densité
= Nombre de poissons par m2
-
Biomasse
= g poissons par m2
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Le
schéma
en tête de page montre la variation de ces
trois paramètres en fonction de la taille des
atolls (petit - < 10 km2 -, moyen
- 10-80 km2 - et grand - > 80 km2). |
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La
figure ci-contre
montre comment la structure trophique des
communautés de poissons peut varier en fonction
de la taille de l’atoll (selon les trois
groupes définis ci-dessus) et la présence de
fonds durs (10%, 20% - niveau moyen des atolls
étudiés -, 40%). Les
dimensions des cubes sont proportionnelles à la
valeur maximale observée sur l'ensemble des
atolls. |

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Ces
variations, obtenues par modélisation statistique (basée
sur le Tableau 3), montrent
clairement quelques grandes tendances de cette structure
trophique:
-
Quelle
soit la taille de l’atoll, le groupe le
plus important est celui des micro herbivores.
-
Corallivores,
détritivores et macro herbivores sont des
groupes peu importants
-
Les
planctophages, piscivores et macro carnivores
ont des rapports
diversité/densité/biomasse fonction de la
taille de l’atoll et du substrat. On
constate en fait l’apparition d’espèces
de grandes tailles dans ces catégories dans
les grands atolls ainsi qu’un
accroissement de la biomasse en fonction de
la couverture en fonds durs.
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Un même
groupe trophique n’est pas forcément
homogène et sa composition spécifique peut
changer d’un atoll à l’autre avec pour
conséquence des différences en densités et
biomasses des composantes d’un groupe
trophique, comme l’illustre la figure
13. |

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Production
des groupes trophiques d'un atoll
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La production d’un atoll
a probablement une base stable sur le long terme.
Elle comporte plusieurs groupes dont la production
est variable, mais dont la composante finale
apparaît relativement stable dans le temps.
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Pour
en savoir plus
Références Kulbicki
M;, Galzin R., Harmelin-Vivien M., Mou Tham G., Andréfouët
S. 2000 Les communautés de poissons lagonaires dans les
atolls des Tuamotu, principaux résultats du programme
TYPATOLL (1995-1996). Nouméa, IRD, Doc.Sci. Tech. II3:
26-125

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