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Influence
sur les poissons: la diversité
Il
existe plus de 900 espèces de poissons vivant dans la
tranche 0-100m en Polynésie Française, dont plus de
500 aux Tuamotu. Les espèces ne se distribuent
cependant pas au hasard dans les atolls.
Il
est possible d’appréhender la diversité sous deux
aspects: d’une part le nombre total d’espèces
présentes sur un atoll (diversité), d’autre part le nombre
d’espèces observées par unité de surface (densité
spécifique) à
l’intérieur d’un atoll. Ces deux mesures sont
liées, mais ont des portées différentes en ce qui
concerne le fonctionnement des communautés de poissons.
Le
nombre d’espèces observables sur un atoll est
lié:
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Plus un atoll est grand et
plus le nombre total d’espèces est important. figure
ci-contre: Variation de la diversité
(nombre total d'espèces par atoll) en fonction de
la taille du lagon d'atoll. |
Plusieurs explications sont
avancées. La
première est que le nombre d’espèces est
fonction du nombre de biotopes (ou de niches
écologiques)
disponibles et donc qu'une grande île offre plus de
biotopes qu'une petite. La seconde est liée à l’écologie
des poissons de récif et de lagon. En effet la
plupart de ces poissons ont une vie larvaire
pélagique.
Bien que ces larves aient une nage orientée, elles
sont soumises aux courants marins et les chances de
colonisation d'une île dépendront en grande partie
de sa taille.
Corrélation
entre la densité spécifique et la
diversité
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Il
est intéressant de noter (figure
ci-contre) qu’il existe une bonne relation entre le
nombre total d’espèces présentes sur un atoll et le
nombre d’espèces observées par unité de surface (ou
densité spécifique). Autrement dit, plus une île
comporte d’espèces et plus les biotopes qui la
composent sont riches en espèces. |
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Ceci a des conséquences
sur le fonctionnement des communautés et en particulier
sur l’utilisation des ressources: plus il y a d’espèces
et mieux la production primaire est utilisée. Il en
résulte que dans des biotopes par ailleurs équivalents,
la production des communautés de poissons devrait en général
être plus importante dans les grands atolls que dans
les petits.
Facteurs
de diversité et densité spécifique
A
l’intérieur d’un atoll la diversité et la densité
spécifique ne se répartissent pas au hasard. Parmi les
facteurs importants jouant sur ces paramètres :
l’exposition au vent, la profondeur, le type de
substrat et le biotope.
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Dans un lagon d’atoll, les
zones exposées au vent sont en général plus diversifiées
que celles qui sont abritées. Ceci peut être lié
d’une part à la colonisation (larves poussées par le
vent), mais aussi aux apports en nutriments, les vents
pouvant jouer un rôle important dans leur distribution.
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La profondeur joue également un grand rôle, la
diversité maximale étant observée dans les premiers mètres,
les fonds importants et les zones très peu profondes étant
en général pauvres.
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Le biotope conditionne
probablement le plus la diversité et la composition spécifique
rencontrée. Les récifs de passe et les pinacles sont
les biotopes les plus riches, suivis des récifs au vent
des motu ; les fonds meubles, les herbiers et les
algueraies sont en général très pauvres.
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La rugosité,
la proportion de fonds durs et la couverture corallienne
sont trois autres facteurs qui conditionnent
positivement la diversité.
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Les
densités spécifiques observées dans les lagons
d’atoll des Tuamotu sont relativement basses comparées
à celles observées dans des lagons d’île haute ou
dans le Pacifique ouest. Ceci est très probablement lié
à un réservoir (pool) d’espèces plus faible. La
conséquence est
un potentiel moindre de production et donc une fragilité
accrue à l’exploitation ou à des perturbations (pour
en savoir plus).
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Composition
du réservoir d'espèces et composition spécifique
observée
La
composition du réservoir d’espèces (voir
liste) conditionne en grande partie les proportions parmi les
familles observées à l’intérieur d’un atoll (Tableau
2). La plupart des familles bien représentées
dans la liste sont également importantes dans les
observations in situ (compte tenu du biais lié à la méthode,
l’observation en plongée, qui sous-estime les espèces
cryptiques). Ceci veut dire que l’appartenance à une
région biogéographique va grandement conditionner la
structure spécifique et en conséquence le
fonctionnement des communautés.
Tableau
2 : comparaison entre le nombre total
d’espèces connues des Tuamotu (tranche 0-100m) et la
composition spécifique moyenne sur un transect dans un
lagon d’atoll.
Similarité
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La
composition spécifique des communautés de
poissons change d’un atoll à l’autre. On note
cependant une plus forte similarité entre atolls
de grande taille qu’entre ceux de petite taille.
D'autre part, plus les atolls sont ouverts, plus
ils ont des communautés semblables (figure
ci-contre). |
Références Kulbicki
M;, Galzin R., Harmelin-Vivien M., Mou Tham G., Andréfouët
S. 2000 Les communautés de poissons lagonaires dans les
atolls des Tuamotu, principaux résultats du programme
TYPATOLL (1995-1996). Nouméa, IRD, Doc.Sci. Tech. II3:
26-125

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