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Influence
sur les poissons: densités et biomasses
De
façon générale, les densités
et biomasses des atolls polynésiens sont plus faibles
que ce qui s'observe sur les
îles hautes de Polynésie ou à fortiori ce qui
s'observe dans le Pacifique ouest. Des variations de densités
et biomasses sont également observées d'un atoll à
l'autre, ainsi qu'au sein même d'un atoll.
Des
densités et biomasses plus faibles
Parmi les
facteurs les plus probables, citons la position biogéographique
des Tuamotu ainsi que l’absence d’apports terrigènes
dans les atolls.
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Il existe une corrélation assez importante entre la
diversité spécifique et la densité et dans une
moindre mesure la biomasse, que ce soit au niveau régional
(2 figures de gauche) ou au
niveau local (2 figures de
droite).
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D. Sp. vs Densité
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D. Sp. vs
Biomasse
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D. Sp. vs
Densité
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D.
Sp. vs Biomasse
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Il en résulte qu’une île possédant une faible
diversité et en conséquence une faible densité spécifique,
aura tendance à supporter des densités et des
biomasses moindres qu’une île pourvue d’un
diversité plus forte.
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L’effet
des apports terrigènes sur la densité ou la
biomasse n’est pas facile à mettre en évidence.
Une comparaison entre îles hautes et atolls laisse
penser que les densités seraient plus importantes
sur les îles hautes. Il faut cependant faire
attention de comparer des biotopes comparables. En
effet, sur les îles soumises à des apports terrigènes,
les relations entre diversité, densité et biomasse
avec le niveau des apports terrigènes (mesuré par
la distance à la côte) sont souvent complexes. Le schéma
en-tête de page est un exemple de relations
entre les apports terrigènes
et les paramètres des
communautés de poissons (biomasse, densité et
diversité spécifique), basé sur les données du
lagon SO de la Nouvelle-Calédonie.
La distance à la côte
est utilisée comme proxi.
Les
disparités entre atolls et au sein d'un même atoll
La
densité et la biomasse varient au sein d’un atoll.
Les facteurs influençant ces paramètres sont les mêmes
que ceux influençant la densité spécifique :
d’une part des facteurs agissant à grande échelle
(taille de l’atoll, degré
d’ouverture), d’autre part des facteurs locaux
(type de biotope, exposition au vent, profondeur).
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Plus un atoll
est grand, plus il peut accueillir d’espèces et en
conséquence plus les densités et biomasses observées
sont importantes. |
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Surface vs Densité
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Surface vs Biomasse
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A
taille égale, un atoll ouvert par des passes, ou au
moins des hoa, bénéficie d’une diversité plus
grande et donc de densités et biomasses plus grandes.
Densité
et biomasse sont en général maximum autour des pinacles et sur les récifs
frangeants bordant les motus. Elles sont minimum sur les fonds meubles.
La
rugosité est probablement un des éléments les plus
importants pour expliquer les différences de densité
ou de biomasse pour un récif donné, mais actuellement
nous manquons de données concernant spécifiquement les
atolls. Associées à cette rugosité, les couvertures
corallienne et algale. La première favorise les fortes valeurs de
densité et biomasse cependant que la seconde est souvent un
facteur négatif.
Densité
et biomasse sont
minimums dans les zones sous le
vent.
La
profondeur joue aussi un rôle, les valeurs les plus
élevées se rencontrant entre 2 et 10 m dans la plupart
des cas, les fonds de lagon et le haut des
platiers étant plus pauvres que les tombants.
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En
résumé, parmi les facteurs influençant les
densité et biomasse sont: |
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Favorables:
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Défavorables:
-
les
fonds meubles
-
la
couverture algale
-
l'exposition
sous le vent
-
l'absence
d'apport terrigène
-
l'éloignement
du centre de biodiversité
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Références Kulbicki
M;, Galzin R., Harmelin-Vivien M., Mou Tham G., Andréfouët
S. 2000 Les communautés de poissons lagonaires dans les
atolls des Tuamotu, principaux résultats du programme
TYPATOLL (1995-1996). Nouméa, IRD, Doc.Sci. Tech. II3:
26-125

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