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Analyse numérique des relations entre le type morphologique d'un atoll et son fonctionnement
Introduction
Les
atolls présentent une grande
diversité morphologique qui a pour conséquence une
diversité de fonctionnement de leur lagon. Le
programme Typatoll
vise à établir des relations entre le type
morphologique d’un atoll, caractérisé par des
variables dites de forçage (V.F.) et le fonctionnement
de son lagon, caractérisé par des variables internes (V.I.).
Cette page reporte les résultats de l’analyse, au
moyen de statistiques multivariables, des relations
entre V.F. et V.I.
Les
V.F. ont été acquises
par télédétection ou par des mesures sur les lagons
lors de campagnes océanographiques. Chaque V.F. caractérise
un atoll en entier, comme par exemple sa surface.
Les
variables internes V.I.
ont été collectées dans le cadre du
programme Typatoll
dans diverses zones de 14 lagons d’atolls des Tuamotu
à deux époques caractéristiques du cycle saisonnier.
La première époque centrée sur novembre intègre les
effets de la saison sèche qui dure de mai à novembre,
tandis que la seconde centrée sur mars intègre les
effets de la saison des pluies qui dure habituellement
de décembre à avril. Les données traitées ici sont,
comme pour les V.F., à l’échelle du lagon. La valeur
adoptée est généralement la moyenne des mesures
effectuées en différents points d’un lagon lors
d’une saison. L’usage d’une valeur unique pour
chaque V.I. qui soit représentative d’un lagon à une
saison se justifie par une variabilité spatio
temporelle intra-lagon généralement très inférieure à la
variabilité inter-lagons. En ce qui concerne les V.I.
de la colonne d’eau cette assertion est démontrée
dans Dufour & Harmelin-Vivien (1997).
Les
valeurs de ces variables sont disponibles dans la base
de données.
Les
V.I. des sédiments, poissons et benthos ont été
collectées lors d’une seule campagne par lagon, centrée
sur la saison sèche.
Stratégie
Les
données se caractérisent par un grand nombre de
variables et un relativement petit nombre de valeurs par
variable. Cette caractéristique compromet sérieusement
l’utilisation de méthodes statistiques multivariées
classiques dont les contraintes de calculs et
d’interprétations demandent un relativement grand
nombre de valeurs par variables (prélèvements et
mesures). La stratégie a donc été d’alterner:
-
une
méthode peu exigeante, quant à la nature des données,
sur des matrices de variables les plus grandes
possibles: le cadrage multidimensionnel non métrique
(MDS),
suivi d’une analyse de comparaison avec les V.F.
(par la méthode
de Clarke et Ainsworth)
-
une
méthode plus classique d’ordination
(l’analyse en composantes principales) sur des
matrices de données réduites aux conditions minima
d’application de la méthode (nombre de variables £
nombre de valeurs par variable, ici le nombre
d’atolls).
Analyses
Classification
des atolls : éléments pour une typologie
| Du point de vue du
fonctionnement biologique de leurs lagons, les
différentes méthodes d’analyse utilisées
montrent que les atolls des Tuamotu se
regroupent essentiellement selon leur taille et
leur porosité. |
Les
autres V.F., la profondeur moyenne, la forme, la surface
de la couronne et la latitude expliquent moins bien les
différences de fonctionnement des lagons. D’où la
proposition de classification des atolls selon ces 2
variables morphométriques.
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Fig. 10 - Position des
atolls des Tuamotu dans le plan formé par le
log de leur porosité et le log de leur surface.
o: Taiaro
coordonnées et nom d’un atoll pris en compte
dans l’analyse.
▄
: coordonnées et nom d’un atoll non pris en
compte dans l’analyse. |
| On constate
que les atolls pris en compte sont bien représentatifs
des atolls des Tuamotu avec toutefois une sous
représentation du côté des atolls géants. |
L’analyse
qui précède conduit à supposer que plus les atolls
sont voisins sur la fig. 10, plus les propriétés de
leurs lagons sont proches. Cette propriété a été
utilisée pour la modélisation par
krigeage.

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