Activités
touristiques dans les atolls
Nature
et représentativité du tourisme dans les atolls
-
Depuis plusieurs années,
la hausse de la fréquentation provient quasi
exclusivement du tourisme de destination. Le
tourisme de circuit, fait d'escales
successives dans différents pays ("Tour
du monde") a parallèlement fortement
diminué depuis le milieu des années 80. Il
représente aujourd'hui un quart des effectifs
(41 700 personnes en 1996) contre 54% en 1985
(65 000 personnes).
Le tourisme d'agrément apparaît toujours le principal motif du séjour,
regroupant plus de 70% des effectifs. Les
voyages de noces constituent la deuxième
motivation (12,6%), la visite de la famille ou
d'amis n'arrivent qu'en troisième position
(8,1%) juste devant les voyages d'affaires
(7,2%).
C'est pourquoi, l'hôtel est de loin le mode
d'hébergement dominant, utilisé par 84% des
touristes. Par ailleurs, il convient de
rajouter près de 9 000 excursionnistes ou
"visiteurs de la journée",
correspondant aux croisiéristes logés à
bord de bateaux en transit. Depuis 1992, un
important effort de rénovation et de
développement du parc hôtelier a été
entrepris sur le Territoire. Le nombre de
chambres en hôtellerie classée a augmenté
de 400 unités entre 1992 et 1996, soit un
accroissement de l'offre de 15%,
principalement à Bora-Bora, Huahine et
Moorea. Compte tenu des projets et chantiers
en cours, la capacité devrait atteindre
les 4 000 unités fin 1999, contre 3 075
en 1996.
En conséquence, les atolls qui ne disposent
seulement que de quatre hôtels classés
localisés à Rangiroa pour trois d'entre eux
et à Manihi, n'ont pas la capacité d'accueil
recherchée par les touristes.
Le nombre de touristes visitant les atolls
n'est pas connu des différents services
spécialisés (Service du Tourisme, G.I.E.
Tahiti Tourisme, G.I.E. Tahiti Manava).
Cependant, une estimation pour Rangiroa,
principal atoll touristique du Territoire est
fournie :
|
Touristes
|
1998
|
1997
|
1996
|
|
Rangiroa
|
15
100
|
16
300
|
15
500
|
Le nombre limité de
chambres en hôtellerie à Rangiroa ne permet
pas d'accroître le nombre de touristes qui
semble se restreindre autour de 15
500.
-
L'éloignement et
l'éclatement géographique des atolls ne
facilitent pas le développement d'un marché
touristique régulier, condition indispensable
à l'établissement de structures classées
qui nécessitent de lourds investissements. De
plus, la topographie des atolls fragile et
exposée aux intempéries, ne se prête pas
toujours à ce type de construction.
Cependant les atolls comptent justement sur
ces paysages uniques au monde pour attirer une
clientèle de loisirs, en quête d'espaces
maritimes idylliques.
Le tourisme dans ces atolls est d'ailleurs
ouvert essentiellement à la pratique de
sports aquatiques, notamment la plongée.

Quatre atolls disposent de clubs : un à
Tikehau, un à Manihi, un à Fakarava et onze
à Rangiroa. Les sites de plongée qu'offrent
les atolls sont d'une richesse
faunistique exceptionnelle pour la
Polynésie. Fakarava
deuxième atoll plus grand des Tuamotu, sera
intégré à la future réserve de biosphère
classée par l'Unesco qui couvrira l'ensemble
de la commune de Fakarava. Le centre de plongée présent
dans cet atoll est équipé pour 10 plongeurs.
Il fonctionne toute l'année. Deux pensions de
familles permettent l'hébergement des
touristes. L'atoll le plus grand de Polynésie
française, Rangiroa est l'exemple le plus
accompli de développement touristique dans
ces écosystèmes ouverts au monde marin. Avec
pas moins de onze clubs de plongée, l'atoll
entretient sa dynamique touristique à 90%
tournée vers cette activité (vidéo).
Un autre moyen de visiter les Tuamotu consiste
à louer un catamaran, certains peuvent
accueillir jusqu'à 16 personnes et
organisent des croisières sur le thème de la
plongée sous marine dans plusieurs atolls.
|
|