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| Présentation
de l'activité touristique dans les atolls
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| Analyse
et localisation du secteur dans les atolls
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Le
premier secteur économique du Territoire
Par Benjamin
Mathieu
La fréquentation touristique du
Territoire
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Depuis le début des
années 90, la fréquentation touristique
internationale a fortement progressé sur le
territoire. L'aéroport s'est ouvert fin 1992
aux vols charter par l'intermédiaire de la
compagnie Corsair, qui a multiplié ses
rotations entre Paris et Papeete (via Los
Angeles) et revue les tarifs. Pour preuve,
toutes compagnies aériennes internationales
confondues, le prix moyen d'un aller-retour
Papeete-Paris est passé de 253 000 Fr. CFP en
1992 à 193 000 Fr. CFP en 1996, soit une
diminution de 24% en quatre ans. Le marché
français a connu un essor spectaculaire
(+147%) durant cette période.
Parallèlement, l'économie réalisée sur le
trajet a permis aux touristes de rester plus
longtemps sur le territoire. Le nombre de
nuitées a crû de 53% pour approcher les 2
millions en 1996. Les nuitées hôtelières
ont progressé de 8,5 à 9,1 jours en moyenne
dans ce même laps de temps.
Au cours de l'année 1996, la Polynésie
française a accueilli 163 774 touristes en
dépit d'une baisse de 8,1% suite aux troubles
sociaux et à la reprise des essais nucléaires
en 1995.
Les années 1997 et 1998 confirment
l'attraction des îles polynésiennes qui ont
attiré respectivement 180 440 et 188 933
touristes.
Selon l'Institut de la Statistique, la
fréquentation touristique du territoire s'est
accrue pour l'année 1999 de 11,6% par rapport
à 1998. Le seuil des 200 000
touristes attendu depuis plusieurs années a
finalement été atteint à la fin de l'année
1999 avec un total de 210 800 touristes.
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La provenance des
touristes:

De 1995 à 1998, la Métropole a constitué le principal
marché émetteur du tourisme en Polynésie. Elle
procure en moyenne par an sur ces trois années
d'étude, 52 723 touristes et devance le marché
américain pourtant plus important et proche.
La catégorie "Autres" est composée du
marché sud-américain qui connaît depuis le
début des années 90, un développement continu
puisque ses effectifs ont plus que doublé en six
ans, pour atteindre 9 165 touristes en 1998. Cependant
l'année 1999 révèle une baisse sensible en
particulier chez les Brésiliens et les Argentins
dont le nombre chute de 15,4%.
La croissance de 1999 revient d'une part aux
touristes américains dont les effectifs sont
passés de 50 003 en 1998 à 68 895 en 1999 soit
une augmentation de 37,8%. Ce gain est directement
lié au développement des croisières. Le nombre
de touristes en provenance de France a cru de 5,3%
pour passer à 58 705. L'Australie et la Nouvelle
Zélande présentent comme c'était le cas en 1998
des résultats en baisse de l'ordre de -2 à - 4%.
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Les
recettes touristiques
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En 1998, les touristes
internationaux ont dépensé 39,7 milliards de
Fr. CFP sur le territoire. Ceci représente
une augmentation de 6% par rapport à 1997 et
de 17% comparativement à 1996.
Ce montant correspond uniquement aux dépenses
effectuées localement, en hébergements,
restaurants, commerces, etc., à l'exclusion
des dépenses réalisées hors territoire, en
particulier pour le paiement des billets
d'avion internationaux. Autrement dit , ce
chiffre équivaut à un chiffre d'affaires
réalisé par les entreprises polynésiennes.
-
Le tourisme récepteur
génère ainsi trois quarts des
ressources propres du Territoire, contre un
quart seulement en provenance des exportations
de produits locaux (perliculture comprise).
Ces injections de devises dans l'économie
polynésienne représentent environ 9% du
Produit Intérieur Brut (PIB) c'est-à-dire de
la richesse créée, durant l'année 1998.
Comparativement à d'autres pays, les recettes
touristiques de la Polynésie française sont
très élevées surtout qu'elle accueille
moins de touristes.
Le tableau ci-dessous résume ce constat pour
l'année 1996.
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Touristes
non
résidents (milliers) |
Recettes
touristiques
(milliards de Fr.CFP) |
| Polynésie
française |
164 |
32,2 |
| Nouvelle
Calédonie |
91 |
11,3 |
| Guadeloupe |
573 |
42,4 |
| Martinique |
477 |
22,6 |
| Réunion |
347 |
24,2 |
| France |
62
406 |
2
640,3 |
| Corse |
1
600 |
70,9 |
| Australie |
340 |
28 |
| Nouvelle
Zélande |
61 |
6,3 |
| Fidji |
49 |
4,6 |
| Samoa
Occidentalesa |
43 |
4,7 |
Ainsi la
Polynésie française se place aux premières
places dans le Pacifique Sud en ce qui
concerne les recettes touristiques après les
îles Cook.
La densité touristique (c'est-à-dire le
ratio entre les touristes et la population)
atteint 0,7 touriste par habitant en dépit de
l'éloignement des grands marchés émetteurs.
C'est la densité la plus élevée de tous les
pays du Pacifique Sud à l'exception des îles
Cook.
Le dynamisme touristique polynésien apparaît
nettement ici même si le chemin reste long
pour rejoindre les records atteints par la
Corse, volontairement indiqués dans ce
tableau.
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Par secteur d'activité,
l'hôtellerie est le premier bénéficiaire
avec 15,2 milliards de Fr. CFP dépensés par
les touristes en 1996, soit 46,6% du total.
Ceci s'explique par l'orientation du marché
polynésien pour le développement d'un
tourisme haut de gamme, qui se dirige surtout
vers les structures d'hébergement classées.
Les restaurants, bars et cafés arrivent en
deuxième position, avec un montant de 4,3
milliards, suivis par les commerces non
alimentaires qui totalisent un chiffre
d'affaires de 3,5 milliards de Fr. CFP. Un
regain d'activité s'observe pour les
dépenses en croisières qui s'opère grâce
à
l'existence de plusieurs navires haut de gamme
("Windsong", "Club Med 2",
"Paul Gauguin",
"Renaissance",...).
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Références citées :
Service du Tourisme "Statistiques
touristiques annuelles" - Rapports annuels 1997 et
1998.
ITSTAT (1998), "Tableaux
de l'Economie Polynésienne" chapitre 16
Tourisme.
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