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Les programmes
d'investissements hôteliers (passés, en cours
et à venir) ainsi que les moyens financiers
consacrés par l'Etat et le Territoire au
développement de cette activité (Contrat de
Développement 1994-1998) permet à la
Polynésie française d'accroître sa capacité
d'accueil. L'objectif visé par le gouvernement
à moyen terme est ambitieux, puisqu'il
s'élève à 300 000 touristes à l'horizon
2005. Pour y parvenir, la Polynésie compte sur
le développement de nouveaux espaces
touristiques, à commencer par l'archipel des
Tuamotu-Gambier au centre des préoccupations.
L'archipel répond comme il a été vu pour
d'autres activités, au désir de dynamiser ces
zones périphériques.
La première des dispositions engagée pour
pallier cet handicap est l'amélioration des
dessertes aériennes. Selon les professionnels
du tourisme, l'insuffisance des capacités de
transport aérien, constitue un frein à
l'expansion de la fréquentation. La carte
ci-jointe confirme ce constat. Elle identifie la
corrélation qu'il existe entre l'établissement
des pensions-motels aux Tuamotu-Gambier et la
présence ou non d'un aérodrome dans ces atolls.
Les douze atolls concernés par la présence de
structures d'hébergement sont tous desservis
par voie aérienne.
D'autre part, 31 des 74 atolls et îles de
l'archipel sont pourvus d'aérodromes en
1998.
L'amélioration des dessertes
aériennes.
Si l'on comptabilise le nombre de vols
(Arrivées + Départs) par atoll en 1998, on
obtient cette densité :
Rangiroa, Manihi, Arutua, Tikehau et
Fakarava sont les atolls les mieux desservis
avec respectivement 3 593, 1 032, 576, 522 et
471 rotations. Hao comptabilise les vols non
civils et notamment de fret qui n'entrent donc pas dans le trafic
touristique.
Si l'on s'intéresse au taux de croissance du
nombre de passagers (A+D) entre 1989 et 1998, on
obtient la carte suivante :
90% des aérodromes de l'archipel
connaissent une croissance du trafic passagers sans
précédent avec des taux compris entre 60 et 718%.
A l'inverse seulement trois atolls affichent des
taux négatifs (en bleu sur la carte), à l'exemple
de Anuanuraro et Hikueru qui n'ont enregistré
aucune rotation aérienne en 1996 et 1998.
Ce constat général est confirmé par ce graphique
qui résume non plus à l'échelle des atolls mais
de l'archipel, l'évolution du trafic aérien en
millions de passager - kilomètre - transporté. Les
informations sont fournies par les
"Statistiques du trafic aérien en Polynésie
française - 1997" et interprétées par G.
Blanchet de l'I.R.D.

Les courbes laissent apparaître une progression
continue sur la période. La croissance est
logiquement, au regard de la carte et de cette étude réalisée
sur les ressources des atolls, plus soutenue dans le
secteur géographique Tuamotu du Nord qui
concentre plus de 73% du trafic en 1998.
Cette croissance est entretenue par le
renouvellement de la flotte. 95% des rotations sont
assurées en 1998 par des avions de type ATR
(appareils à turbo-propulseurs de 46 à 66 places)
contre 86% en 1988 où le Dornier (228 - bimoteur de
18 places) détenait encore 14% du trafic. Il
continue à assurer les rotations inter-îles de
l'archipel au départ notamment de Hao vers les
atolls des Tuamotu Est qui n'ont pas la capacité
d'accueillir des avions plus gros.
Trois compagnies aériennes desservent les
Tuamotu-Gambier au rang desquelles figure en premier
lieu, "Air Tahiti" filiale de la compagnie
internationale "Air Tahiti Nui". Elle
assure l'essentiel du transport passagers
(résidents et touristes) et du fret.
Témoin du dynamisme qui l'anime, la compagnie
"Air Tahiti Nui" s'est dotée d'un Airbus
A340-200 pour assurer des rotations sur les lignes
Papeete-Los Angeles et Papeete-Tokyo depuis 1999.
La compagnie "Wan Air" appartient à M. R.
Wan principal producteur de perles noires de Tahiti.
Sa flotte d'avions est utilisée dans le cadre de
l'exploitation de ses fermes perlières notamment à
Marutea Sud aux Gambiers. Il arrive qu'elle supplée
la troisième compagnie "Air Archipels"
pour l'acheminement d'une clientèle touristique, de
type charter.
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