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| Les
processus de fabrication des perles
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| Production
et commercialisation des perles
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| L'impact
de développement sur les atolls polynésiens
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L'élaboration des perles
L'opération
de greffe
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La greffe perlière consiste
à introduire un nucléus et un greffon à l’intérieur
de la gonade (glande sexuelle) d’une huître. Le nucléus
est une bille de nacre fabriquée à partir de la coquille
de bivalves d’eau douce (Pleurobema
cordatum ou Fusconaia ebenus) provenant du Japon mais
aussi du Mississipi et du Yang-Tsê Kiang en Chine. Le greffon est
un morceau du manteau interne d’une huître saine.
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La préparation :
Les huîtres
arrivées à maturité (2 à 3 ans d’âge et minimum 12 cm)
sont sorties de la station d’élevage, détachées de leurs
chapelets et stockées sur des barges, près du local de
greffe à proximité de l’élevage ou sur le littoral. A
noter que les fermes sur pilotis comme sur la photographie
ci-dessous, permettent d'optimiser les déplacements des
huîtres.

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Une
maison de greffe disposée sur le rivage ou trop près de
celui-ci peut nuire à la qualité des huîtres. En effet, l’eau est
souvent plus chaude et stagnante.
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Juste
avant la greffe, les huîtres sont nettoyées pour être débarrassées
des parasites qui entourent la coquille. Un technicien ou le
greffeur se charge
d’entrouvrir l’huître à l’aide d’un dilatateur et y
dispose une cale afin qu'il puisse intervenir
rapidement. Cet écartement ne doit pas dépasser 1,5 cm au
risque de déchirer le muscle adducteur.
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L’intervention :
Le greffeur
sélectionne à partir d'un échantillon d'huîtres saines, celle dont il
découpera les cellules épithéliales du manteau qui viendront produire la
nacre des perles (photographie). De
petits segments, appelés greffons, sont découpés en vue d'être placés dans
les huîtres porteuses (photographie).
Deuxième étape en fonction de la taille du spécimen, le greffeur choisit
la taille du nucléus autour duquel il viendra coller le greffon.
Le greffeur commence par sectionner
la gonade (organe sexuel de l'huître ) pour créer une cavité qui accueille le nucléus et le
greffon placé face interne contre pour qu'il y ait sécrétion. L’huître refermée est déposée dans un bac , charnière vers le
haut pour éviter que le nucléus glisse sous l’effet de son poids vers
l’incision et se déloge. L’opération dure 2 minutes ; Les huîtres
greffées sont disposées dans des pochettes individuelles de rétention afin
de relever les éventuels rejets (le nucléus se retrouve prisonnier dans le
sac s’il est expulsé par la nacre).
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Les progrès technologique et le
savoir-faire humain accomplis.
Le nucléus : Différentes tailles de nucléus
sont proposées en fonction de la grosseur de l’huître.
Le nucléus étant le support sur lequel viendront se
fixer les couches de nacre, la structure et la surface de
celui-ci, semblable à la couche nacrière, doit être la
plus lisse possible si l’on veut augmenter les chances
de produire une perle ronde. En effet, les plaquettes de
carbonate de calcium qui constituent la couche nacrière
de la perle sont de taille microscopique. Elles vont donc
épouser toutes les imperfections de la surface du nucléus.
Accroître la qualité des nuclei, c’est aussi accroître
la qualité des perles. C’est pourquoi, depuis les recherches entreprises en 1990, une attention particulière
est entretenue par le marché mondial de la Perliculture,
au polissage des nuclei au Japon comme aux Etats-Unis et
en Chine.
Les outils : Pour éviter les risques d'introduction
d'agents pathogènes dangereux pour Pinctada margaritifera,
une interdiction d'importer des matériels usagés a été
édictée. Cependant, les matériels usagés stérilisés
à l'entrée du Territoire peuvent déroger à cette
interdiction.
Les
premières perles (semi-sphériques) issues d’une greffe trouvent leur origine dans la Chine du XIIIème
siècle. Cependant, l’invention véritable du procédé
de greffe et de culture revient à deux japonais ; M.
Mise et M. Nishikawa qui en 1905 produisent les premières
perles de culture rondes. Mais, ce n’est qu’en 1916
qu’un autre japonais M. Mikimoto obtint le premier
brevet d’inventeur et producteur de la perle du Japon
blanche dite Akoya.
Cette technicité préservée va faire des
japonais les uniques greffeurs, jusqu’aux années 1980,
des Pinctada margaritifera. Encore aujourd’hui, ce sont
parmi eux que les taux de rétention moyen du nucléus (au
contrôle après 45 jours) sont les plus élevés autour
de 65 % et parfois plus de 90 % par campagne pour les
meilleurs.
Le développement du secteur en Polynésie à partir des
années 80-90 a très vite crée une pénurie de greffeurs
qualifiés. Les salaires moyens ont considérablement
augmenté, au point d’atteindre couramment 50 000 FF/mois. La plupart des exploitations ne
pouvant assumer de tels frais de fonctionnement,
l’ensemble des acteurs de la perliculture se
regroupent au sein de sociétés ou d’associations pour
essayer de diversifier le recrutement.
Deux solutions ont été adoptées :
L’emploi de greffeurs chinois, dont le niveau de vie
moindre permet de réaliser des économies sur les
salaires, tout en bénéficiant d’un rendement de greffe
plus élevé. Pour répondre à la demande des producteurs
de perles certains Groupement d'Intérêt Economique
dont le Tahiti Pearl producers, a recruté en juillet
1998, douze greffeurs d’origine chinoise. Le président
du GIE M. Franck Tehaamatai explique qu’il s’agit de
contrats d’une durée d'un an, renouvelable, passés
avec une compagnie gouvernementale. Le GIE sous la
contribution de ses membres prend en charge leur voyage,
leur couverture sociale, leur hébergement et la
nourriture. Avec une expérience professionnelle de 4 à 8
ans, les greffeurs doivent néanmoins suivre une formation
d'un mois pour s’adapter à la différence de taille
par rapport à l’Akoya plus petite. Le président estime
selon ses termes :
« Ils sont pas chers, dévoués, soumis et
peuvent rester assis sur une chaise durant huit heures
d’affilée ». Rémunérés trois fois moins que
les greffeurs locaux et dix fois moins que les greffeurs
japonais, ils représentent une main d’œuvre bon marché.
L’autre alternative est proposée par les
services territoriaux (Service de la Mer et de l’Aquaculture)
en partenariat avec le ministère de la mer qui ont crée
une école (Centre des Métiers de la Nacre et de la
Perliculture – CMNP) à Rangiroa en 1991.
Cette école a pour but d’enseigner les techniques
et connaissances liées à la nacre et à la perle. Elle
s’adresse surtout aux jeunes polynésiens désireux de s’investir dans une activité délicate qui requière de
bonnes connaissances et une expérience certaine. Les
deux années 1997 et 1998, ont vu la consécration du premier greffeur paumotu, M. Petero Tupana.
Celui-ci travaille pour son compte ; Son taux de rétention
atteint entre 70 et 80 % de perles rondes. Son parcours de
greffeur montre la patience et la persévérance dont il
faut faire preuve pour réussir. M. Tupana souligne que
c’est pour cette raison, qu’il y a très peu de
greffeurs locaux.
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La récolte.
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La formation des perles :
Il s'agit d'un long processus depuis la formation des
couches de nacres à partir de l'épithélium nacrier du
greffon autour du nucléus, jusqu'à la récolte des
perles.
Voici résumé schématiquement d'après la revue du
Service des Ressources Marines Te Reko Parau et vu en
coupe, comment se forme successivement une perle.
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2 -
Une
partie du greffon disparaît peu à peu, résorbée
par la nacre greffée. Par contre, l’épithélium
nacrier du greffon se développe et entoure
progressivemenrt le nucleus. Il constituera le sac
perlier. |

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L’épithélium nacrier croît et enveloppe le
nucleus pour former le sac perlier. L’épithélium
nacrier du greffon commence à sécréter un matériau
noir organique, la conchyoline. Cette couche servira
d’ancrage aux couches de nacre qui vont suivre,
jusqu’à la récolte.
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Si la couche de nacre s’est répartie de façon
homogène pendant les 18 mois suivant la greffe, il y
a formation d’une perle à peu près ronde, avec une
couche de nacre supérieure à 1 mm d’épaisseur sur
toute la périphérie. |
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C’est-à-dire qu’une greffe réalisée avec
un nucleus de 2,4 BU (unité japonaise soit environ
7,5 mm de diamètre) doit donner au minimum une perle
de 9,3 mm de diamètre.
(avec 1 mm de chaque côté du nucleus: 1+7,3+1=9,3) |
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Les produits perliers obtenus :
La richesse d'une perle s'obtient après de
longs mois d'attente et d'investissement pour le
perliculteur, qui obtient des joyaux naturels tous uniques
variant selon la taille, la forme et la couleur (photographie).
Lors de la commercialisation, ces caractéristiques font l'objet d'une classification.
Les dérivés:
Lorsque les perles ne sont pas parfaitement rondes, on
obtient des perles moins régulières, cerclées ou baroques
(c'est à dire sans axe de symétrie).
Lorsque le nucléus a été rejeté, le greffon peut produit
sa propre concrétion perlière pour former "un keshi"
sorte de résidu baroque inégalement pourvu de couches
nacrières obtenues à partir du greffon (photographie).
Le mabe ou demi-perle de culture est le
produit brut élaboré à la suite:
D'une sécrétion nacrière autour d'un demi noyau
synthétique collé à la surface interne de la coquille
sous le manteau de Pinctada margaritifera.
Et d'un processus de fabrication qui consiste à découper
le mabe, extraire le demi-noyau, remplir la cavité avec de
la résine et occultation de cette concavité par un morceau
de nacre polie (photographie).
Les dépôts nacriers ont un agencement lamellaire identique
à ceux de la coquille de l'huître. La récolte effectuée,
l'huître devient inutilisable; C'est pourquoi cette
opération intervient sur des huîtres qui ne feront plus
l'objet d'une greffe.
Dernier dérivé perlier très utilisé
dans l'artisanat, la coquille ou valve de Pinctada
margaritifera. Nettoyées, polies parfois gravées elles
viennent diversifier le marché de la perle sur le
Territoire.
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Références citées :
Mathieu B. (1998) Mémoire de
maîtrise:"La perliculture peut-elle constituer un moteur de
développement en Polynésie française".
Service des Ressources Marines,
Revue "Te Reko Parau" n°6, n°11.
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