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Le recensement des
emplois issus de l'activité perlière est très difficile à
obtenir précisément, d'une part parce que dans les
statistiques fournies par le Territoire, aucune subdivision
catégorielle relative à la perliculture n'a été créée.
Le comptage est regroupé au sein de la définition
socioprofessionnelle des "Agriculteurs Exploitants"
qui comporte l'agriculture, la pêche et la perliculture.
D'autre part, lors d'un entretien auprès de la Caisse de
Prévoyance Sociale (CPS), il est indiqué que dans le secteur
de la perle le non-salariat est fortement développé. Pour
preuve la CPS qui publie chaque année un guide économique du
Territoire, indique qu'en 1996, la perliculture occupe 1 000
salariés, quatre cent de plus qu'en 1994, un chiffre qui doit
être multiplié par quatre ou cinq avec le non-salariat,
précise t-il.
Lorsqu'on s'intéresse aux catégories socioprofessionnelles,
on observe cette progression :
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Catégories
Socioprofessionnelles
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Taux de
variation
entre 1988 et 1983
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Taux de
variation
entre 1996 et 1988
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Agriculteurs
Exploitants
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- 14,8%
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+ 36,6%
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Total
population
active occupée
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+ 10,6%
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+ 16,5%
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Source :
ITSTAT
La ligne du
total (donnée de cadrage) fournit donc la progression de
l'ensemble de la population active occupée entre les
recensements à partir de la moyenne de toutes les catégories
socioprofessionnelles.
Entre 1983 et 1988, la catégorie Agriculteurs Exploitants
perd près de 15% de ses effectifs dont beaucoup se tournent
vers les emplois crées par le secondaire, notamment le bâtiment
en pleine expansion à cette période et le tertiaire
administratif plus rémunérateur.
A contrario, le taux de variation entre 1996 et 1988 progresse
de 36,6% soit 20,1% de plus que la moyenne totale de tous les
actifs occupés. Longtemps dénigrée, la catégorie
Agriculteurs Exploitants se positionne au second rang
juste derrière la catégorie Cadres
et devant celle des Ouvriers.
Cette croissance soudaine est directement liée à l'essor du
secteur perlier à partir des années 1990 qui représente,
selon les estimations de l'Institut Territorial de la
Statistique (ITSTAT), 70 à 80% des effectifs de la catégorie
Agriculteurs, à compter de cette date.
La
répartition des emplois perliers dans les atolls.
Les statistiques sont fournies par le Service des
ressources marines (mars 1999) et recueillies dans le cadre du
Programme de Recherche sur le Nacre phase 2 par Gilles
Blanchet, IRD.
Cette carte
renseigne sur les gains "directs" d'emplois
générés par l'activité perlière. Elle met par ailleurs en
évidence, le dynamisme du secteur géographique des Tuamotu
de l'Ouest avec des atolls comme Ahe, Kauehi et Arutua.
L'impact économique de ces travailleurs est considérable
dans ces atolls en mono-activité, comme Ahe qui sur 188
actifs occupés recensés en 1996, compte 141 exploitants
perliers.
La qualification des métiers issus de l'activité perlière,
plongeur, greffeurs techniciens, fermiers, ..., permet
d'obtenir en dépit de fortes fluctuations, un revenu moyen
mensuel nettement supérieur au salaire minimum. Pour exemple,
en 1996 la CPS enregistre une différence de 48 000 Fr. CFP
entre le SMIG et le salaire moyen mensuel des actifs de la
perliculture.
Pour autant la masse salariale des perliculteurs montre une
trop grande hétérogénéité dans la grille de salaires
suivant la qualification et la "prospérité" du
marché. Les différents GIE ont crée des versements fixes,
strictement vitaux qui ne permettent pas encore, d'apercevoir
pleinement les retombées économiques et sociales espérées
par cette croissance industrielle du secteur perlier.
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