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| La
fabrication des perles
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| Production
et commercialisation des perles
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| L'impact
de développement sur les atolls polynésiens
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L'avenir de la perliculture
dans les atolls
Par Benjamin
Mathieu
La recherche scientifique au service de la perliculture.
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Des recherches déterminantes pour
l'organisation de la production perlière semblent
connaître un aboutissement scientifique.
On peut citer l'ensemble des Programmes Généraux de
Recherche sur la Nacre ( PGRN)
qui voient la collaboration de plusieurs instituts publics
comme l'Ifremer, l'IRD, des Universités et le Service des
Ressources Marines. On peut citer encore le programme TYPATOLL
dirigé par l'IRD dont l'aboutissant est la
modélisation du fonctionnement des différents lagons
d'atolls. Une typologie de l'ensemble des atolls serait
dressée en vue d'optimiser la gestion de ces
milieux.
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De nombreuses autres recherches
dynamisent le secteur et tentent de rationaliser à terme
l'activité comme véritable industrie. Il s'agit par
exemple, d'une étude menée par différents professeurs
d'Université et sociétés privées, pour déterminer à
l'avance la couleur des perles, publiée dans la lettre
d'information du GIE Perles de Tahiti de mai-juin 1997.
Par analyse spectrale de la couleur, l'équipe a
déterminé que la pigmentation produite par Pinctada
margaritifera est modulée par des molécules organiques
et non minérales. Précisément trois types de molécules
"vivantes" que chaque mollusque produit en plus
ou moins grande quantité. Autrement dit, la couleur
devient donc une variable individuelle statistiquement
quantifiable et prévisible à terme. Chaque perle reçoit
sa carte d'identité couleurs et peut être regroupée par
tendances, selon leur répartition géographique, leur
mode de culture.
D'un point de vue commercial, la technique pourrait sur le
plan de la prévention des fraudes, révéler les perles
"recomposées" mettant en place une certification
de qualité des perles indiscutable.
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Le soutien politique au service de la
perliculture
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Les aides, exonérations et actions :
Selon le Service des Ressources Marines, le montant des
subventions accordées au secteur perlier atteint près de
900 millions de Fr. CFP pour la période 1992 à 1996, qui
se répartissent de la façon suivante.
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ANNEE |
Exonérations |
Poe Rava Nui GIE |
Perles de Tahiti GIE |
Total par
année |
|
1992 |
- |
5 |
- |
5 |
|
1993 |
34 |
5,2 |
- |
39,2 |
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1994 |
57 |
9,3 |
67 |
133,3 |
|
1995 |
101,5 |
9,7 |
213,7 |
324,9 |
|
1996 |
112,4 |
9,8 |
272,8 |
395 |
|
TOTAL |
304,9 |
39 |
553,5 |
997,4 |
Source : SRM - Millions de Fr.
CFP
Le plus gros montant des subventions revient au GIE Perle de
Tahiti avec 553,5 millions de Fr. CFP chargé d'assurer la
promotion des perles.
Les articles ayant bénéficiés d'exonération sont par ordre
d'importance, les ouvrages en matière plastique destinés
aux stations de collectage et d'élevage avec 80 millions de
Fr. CFP, les filets utilisés pour l'élevage 19 millions.
Au plan international, le Fond Européen de
Développement (FED) finance une assistance technique auprès
des perliculteurs pour améliorer la rentabilité de leurs
entreprises où des spécialistes en gestion sont formés et
mis à disposition dans les GIE Poe Rava Nui et Tahiti Pearl
Producer.
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Les formations au métiers de la perle
noire à Tahiti :
Sur le plan international, un cours d'initiation à la
perle de culture fait parti du programme d'enseignement du
très renommé Gemological Institute of America (GIA). Le
GIA forme les professionnels aux métiers de la perle (du
scientifique au négociant) et initie les assureurs,
photographes, historiens ou rédacteurs qui souhaitent se
spécialiser. Une section "Tahitian Pearl" a
été crée en 1997, preuve de la reconnaissance
internationale de l'activité.
En Polynésie française, le lycée St-Joseph de Punaauia
à Tahiti a décerné en juillet 1998 ses premiers
certificats d'aptitude professionnelle (CAP) en
joaillerie.
Par ailleurs des concours internationaux ont récompensé
des joailliers du Territoire pour la confection de bijoux
en perles.
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La correspondance de l'activité
perlière avec le mode de vie polynésien :
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La localisation des concessions perlières
dans les atolls polynésiens préfigure pour les exploitants,
l'isolement géographique sur des espaces très restreints et
fragiles soumis aux menaces climatiques. Pour autant
l'adaptation à ces conditions de vie n'est pas toujours
vécue comme une contrainte pour le polynésien. La
perliculture offre même l'opportunité à certains puamotu
émigrés à Tahiti faute de travail, de revenir chez eux, au
" fenua" (en tahitien) comme on a pu le voir.
Les contraintes techniques et professionnelles du métier de
perliculteur favorisent parfois l'expérience des
polynésiens, peuple maritime familiarisé avec la navigation,
la plongée, la topographie et les êtres vivants de leurs
lagons.
De nos jours l'essor de la perliculture soutient
l'identité polynésienne.
Depuis les premiers peuplements, les polynésiens utilisaient
et appréciaient les ressources d'un tel mollusque.
La nacre des valves entrait dans la fabrication des ustensiles
domestiques, le matériel de pêche (hameçon). Elle servait
dans la confection d'ornements destinés aux chefs ou "arii"
mais aussi comme offrande aux dieux. Elle était utilisée
comme monnaie d'échange, pour le commerce avec les capitaines
européens. Ainsi, le capitaine Cook rapporte en ses termes :
"Ces insulaires attachent à leurs perles une valeur à
peu près égale à celle qu'elles ont parmi nous".
Aujourd'hui, la promotion internationale de la perle noire
véhicule l'image d'un cadre géographique idyllique, les
atolls. La conception des perles produit 100% naturel,
entretient à sa mesure, le mythe polynésien d'un espace
préservé, "pur" et d'une beauté exceptionnelle.
Finalement, le développement de la perliculture constitue ce
mélange de modernité et de tradition qui semble alimenter un
nouveau rêve, tout comme le tourisme cultive au milieu de ces
grands complexes hôteliers, l'engouement des chants et danses
polynésiens (le "tamure") à travers le monde. |
Références citées :
Service des Ressources Marines. (1991-1996)
Bulletin du secteur de la mer, Ministère de la mer, Polynésie
française.
Mathieu B. (1998) Mémoire de
maîtrise:"La perliculture peut-elle constituer un moteur de
développement en Polynésie française".
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