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Définition
et analyse de la pêche dans les atolls
Présentation
de l'activité
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La Polynésie française
dispose de nombreux atouts pour développer son
activité de pêche. Le Territoire bénéficie
d'une Zone Economique Exclusive (ZEE) d'environ
5 millions de km² et d'un accès privilégié
aux zones de pêches internationales à forte
concentration en thons (40ième parallèle Sud
au large des Marquises).
Dans le cadre du nouveau statut d'autonomie
interne de 1996, la Polynésie française assure
les compétences en matière de réglementation,
d'exploration et d'exploitation des ressources
de sa ZEE.
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La pêche constitue l'un des
éléments retenus dans le cadre de la Loi
d'Orientation de 1994, destinés à promouvoir
les ressources propres, réduire la dépendance
extérieure et développer l'emploi. Le Contrat
de Développement 1994-1998 poursuit ces efforts
à travers différentes opérations comme la
création et l'extension d'infrastructures
portuaires et commerciales, des programmes de
recherche (études des zones et techniques de
pêche), des actions de formation
professionnelle.
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L'activité des flottilles
étrangères dans la ZEE polynésienne est
négociée chaque année, incluant le versement
de redevances affectées à un fonds de
développement de la pêche.
Depuis le retrait du Japon en 1992, seule la
Corée du Sud bénéficie des autorisations. Les
quotas de pêche diminuent régulièrement pour ce
pays qui passe de 4 600 tonnes en 1990 à 2 250
en 1996. La redevance a plus que doublé pour
atteindre 107 millions de Fr. CFP en 1996.
Les lieux de pêche se situent essentiellement
aux larges des Marquises et des Tuamotu.
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Inversement, la flottille
professionnelle polynésienne est en constante progression depuis
1990. Le nombre de navires actifs a augmenté de
35% pour atteindre 304 unités en 1996. La
production hauturière a été multipliée par
2,3 avec 5 000 tonnes aujourd'hui.
Ce développement s'est accompagné d'une
transformation tant de la flottille que des
techniques et des zones de pêche. Les thoniers
palangriers sont apparus en 1990. Ils disposent
d'une plus grande autonomie et d'une capacité
de pêche (moyens de conservation) qui
permettent la pratique hauturière au large. En
1996, le nombre de ces unités en activité
s'élève à 39 contre 2 en 1990. La flottille
palangrière réalise 65% de la production
marine hauturière contre 16% en 1990.
A côté de la pêche hauturière du large pratiquée
par ces navires, la flottille pratique aussi la
pêche hauturière de proximité avec des
bonitiers-canneurs, poti marara, bateaux
traditionnels de Polynésie française.
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| Références citées :
SRM - Bulletin du secteur de
la mer 1994, 1995, 1996.
ITSTAT (1998),
"Tableaux de l'Economie Polynésienne" chapitre 13
Pêche.
Service des
douanes.
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