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Utilisation et production du coprah
La coprahculture, dynamiques et avenir?

La culture du coprah

Par Benjamin Mathieu


La fabrication du coprah

  • Le coprah correspond à l'albumen séché de la noix de coco.
    La floraison du cocotier produit une drupe, un fruit vert qui contient 5 à 6 noix et pousse en grappes de 5 ou 6, à l'aisselle des branches. La noix est entourée d'une épaisse enveloppe fibreuse de 5 à 15 cm appelée péricarpe.
    Sous cette enveloppe, se trouve une mince coque brune très dure, qui renferme l'albumen - un liquide blanc laiteux qu'on appelle eau de coco et qui se transforme en chair au fur et à mesure de la maturation du fruit. C'est la noix proprement dite ou coprah.

  • La culture : 
    Les noix de coco germées, sont plantées peu profondément dans un sol riche additionné d'une bonne quantité de sable salé de préférence. Le cocotier demande environ 1,5 mètre cube d'eau par an autrement dit ne nécessite pas d'arrosage sauf  si la saison sèche s'étend au delà de 3 mois. La plantation est possible toute l'année même s'il vaut mieux éviter la saison sèche (photographie cocoteraie de Mataiva).
    Le cocotier produit ses premiers fruits entre sa sixième et huitième année durant cinquante à soixante-dix ans en croissance normale, s'il ne subit pas de dégradations. L'exposition et la fragilité des atolls face aux intempéries permettent rarement d'atteindre cet âge.

  • La récolte :
    Lorsque les noix de coco deviennent matures, elles tombent au sol. Parfois l'exploitant anticipe ce stade de croissance et les récolte lui-même en les détachant de l'arbre.
    Rassemblées, l'opération manuelle de détrocage de l'albumen séché s'effectue comme on l'aperçoit sur la photographie.



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Cette chair extraite est séchée au soleil jusqu'à la disparition quasi totale de sa teneur en eau qui ne doit pas dépasser 6%, pour obtenir le coprah.


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Le coprah est rassemblé dans des sacs qui sont pesés avant leur vente et l'acheminement maritime vers Papeete où se trouve l' "Huilerie de Tahiti".

 

 

 



Les produits industriels dérivés du coprah
  • L' "Huilerie de Tahiti" transforme ce coprah en huile brute, et en tourteaux.
    L'huile brute est, pour l'essentiel, exportée. Une faible part est raffinée sur place pour la fabrication du "monoi de Tahiti". Les tourteaux par contre servent de nourriture animale (bétail et volaille) et sont destinés essentiellement au marché local.

  • Les utilisations de l'huile de coco sont principalement alimentaires: fabrication de margarines et graisses végétales (beurre de coco), souvent par hydrogénation partielle. L'huile de coco représente également un grand intérêt pour l'industrie de la savonnerie, en raison notamment de sa teneur en acide laurique, qui donne au savon d'excellentes propriétés moussantes.  

  • Le secteur cosmétique de la filière coprah produit le "monoi de Tahiti".
    Ce dernier est un véritable produit de soin pour la peau et le cheveu qui a reçu la distinction officielle de "l'appellation d'origine" en 1992. En Europe, il est plus couramment utilisé comme huile solaire hydratante et soin du corps.


Références citées :

ITSTAT, Tableaux de l'Economie Polynésienne 1998, chapitre 12 Agriculture.

Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, Informations Economie du Territoire de Polynésie française. 

 

mise à jour : 10/07/2008

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