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La carte ci-dessous renseigne
sur la répartition de la production de coprah
dans les atolls. Certains atolls comme Marutea
Sud, Mangareva, Makatea, n'ont produit du coprah
qu'une seule année sur cette période de dix
ans; ils ont donc été exclus du traitement
statistique notamment du taux de croissance qui
aurait été faussé.

L'exploitation
du coprah constitue une des principales sources de
revenus monétaires des atolls habités. Elle occupe la
plupart des hommes et fournit la plus grosse part
des revenus dans les atolls sans activité
perlière.
Les cocoteraies sont très vulnérables aux cyclones.
En 1982-1983, plus de 2000 cocotiers ont ainsi été
détruits sur l'atoll de Tikehau. La
régénération de la cocoteraie est assurée par
le Service du Développement Rural (replantation
et application d'engrais).
Les plus importantes productions cumulées des
atolls comme, Takapoto, Puka Puka, Fakahina, Reao,
ou Rangiroa sont aussi celles dont le taux de
croissance entre 1987 et 1997 sont négatifs. A
Rangiroa, le taux de croissance a chuté de 60%,
à Takapoto de 24%.
A l'inverse, les taux de croissance positifs et
les plus dynamiques ne concernent que des petites
productions mises à part peut-être Anaa et
Tematangi qui approchent chacun 2000 tonnes.
D'une manière générale, la production de coprah
n'est pas corrélée à la superficie des atolls,
ceux dont les terres émergés sont les plus
étendues, ne sont pas les plus productifs.
La constitution des sols entre certainement en
considération dans le rendement même si le substrat corallien est
évidemment (et "heureusement" pour le
cocotier) commun à tous ces atolls. Niau,
réputé pour la fertilité de son sol (on y
cultive des agrumes comme le citron et l'orange
mais aussi d'autres fruits comme la banane), a
produit plus de 1600 tonnes de coprah sur la
décennie et sa production progresse de 23% entre
1987 et 1997.
Sur l'ensemble, la production de coprah des atolls a
connu une diminution très nette depuis 1957, mais
pour un grand nombre d'entre eux, la baisse du
revenu des populations a été largement compensée
par le développement de la perliculture, notamment
à Manihi, Ahe, Takapoto, Takaroa, Fakarava...
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