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Découverte
dès 1616 par Le Maire et Schouten, visitée par Roggeven en
1722, Rangiroa ne vit s'installer les premiers Européens, des
missionnaires catholiques, qu'en 1851.
- Située
à 355km au NO de Tahiti, Rangiroa est le plus grand atoll
des Tuamotu avec 7 900ha de terres émergées. Les deux
villages Avatoru et Tiputa, regroupent la majeure partie des
quelques 2 000 habitants de l'atoll (1996).
- L'ouverture,
en août 1965 d'une piste d'aviation de 2 100 m a
permis le développement du tourisme (site de plongée
mondialement connu). De nombreux hôtels et pensions de
famille ont été construits.
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Géographie
Rangiroa,
le plus grand atoll des Tuamotu et de Polynésie et un des plus
grands du Pacifique, chef-lieu de la commune, est à une
distance de 355 km de Papeete. Mataiva, Tikehau et Makatea en
sont les communes associées et sont situées respectivement à
79 km, 15 km et 82 km de Rangiroa.
Avec
7900 ha de terres émergées réparties en 415 groupes d'îlots,
l'atoll possède un lagon intérieur turquoise de 80 km de long
et 32 km dans sa plus grande largeur et 5 km dans sa plus petite
largeur. Les deux plus grands atolls en étendue après Rangiroa
sont Fakarava et Makemo. Mais en surface de terres émergées, Anaa
avec ses 3770 ha arrive en deuxième position après Rangiroa.
Avec
ses deux villages : Avatoru et Tiputa, Rangiroa est l'atoll le
plus fréquenté des Tuamotu. Les équipements en matériel sont
nombreux et comparables à ceux des petites communes de Tahiti.
Une route en soupe de corail ou bitumée de 6 m de large dessert
les villages et leurs alentours. Ces
villages sont situés sur 2 îlots : Avatoru (12,5 km de long x
500 m de large) et Tiputa (4 km de long x 300 m de large).
Deux
passes s'ouvrent sur sa côte Nord et permettent l'accès de
l'atoll aux goélettes. Ce sont celles de Hutuaara à l'entrée
du village d'Avatoru et la passe de Hiria à l'entrée du
village de Tiputa.
Rangiroa,
paradis des raies mantas, est
mondialement connu pour les magnifiques plongées que l'on peut
effectuer dans ses deux passes. Un aérodrome balisé de 2100m
de long, est situé sur le motu de Avatoru. Le speed-boat ou le
bonitier est le moyen de locomotion le plus utilisé à l'intérieur
et autour de l'atoll.
| Il y a près de 300 ans, un
phénomène particulier a déplacé des fonds
sous-marins de Rangiroa des blocs calcaires gigantesques
pour les déposer sur le récif. Le plus volumineux
d'entre eux fait 1000 m3 et pèse 1500 à 2
000 tonnes. Ces blocs se trouvent sur la pointe
Nord-Ouest du grand atoll. |
Histoire
Probablement
peuplé vers le Xè siècle de notre ère, Rangiroa comptait
autrefois plusieurs villages: Tereia, Fenuaroa, Otepipi, Tevaro,
Avatoru et Tiputa près desquels on a retrouvé plusieurs "marae"
et des dizaines de fosses de culture.
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Les
"marae" comme ceux de Anihia à Tivaru ou Tehone à
Maherehonae sont de petite taille, à enceinte et "ahu"
formés de dalles de corail dressées. Les traditions
orales précisent que chaque marae correspondait à des
terres ou à des motu, propriétés d'anciens groupes
sociaux appelés "'ati". Ces traditions parfois
consignées dans des puta tupuna (livres des ancêtres)
font état d'un grand cataclysme, probablement un
raz-de-marée qui se serait produit vers 1560 et aurait
détruit les établissements humains de la partie Ouest
de l'atoll. |
Au
XVIIè siècle, Rangiroa noua d'importantes relations avec les
autres îles des Tuamotu du Nord et l'archipel de la Société
par le relais de Makatea. L'épanouissement de la vie sociale,
économique et religieuse de cette époque est attesté par les
vestiges de grands marae et d'importants villages près des
passes.
Vers
1770, cet état de prospérité fut brutalement rompu. 'Les
défaites subies face aux guerriers d'Anaa, les redoutables
parata, conduisent à la désertion de l'île ravagée où les
villages et leurs édifices collectifs sont détruits et la population
en grande partie massacrée tandis que les cultures sont
abandonnées"
(in
François Doumenge L'Homme dans le Pacifique Sud).
Réfugiés
à Tikehau, Makatea et Tahiti, les survivants bénéficièrent de la
protection des Pomare et purent regagner leur île en 1821.
Comme
stipulé précédemment, Rangiroa ne vit s'installer les premiers Européens qu'en 1851 : il
s'agissait de missionnaires catholiques qui, en incitant la population à
planter des cocotiers à partir de 1865, firent entrer l'île dans l'ère
coloniale.
Rangiroa
a bénéficié de la croissance économique et urbaine de Tahiti dès les
années 1950. Ses agriculteurs fournissaient de grosses quantités de coprah.
De nos jours, comme dans tous les atolls des Tuamotu, on observe une baisse
tendancielle de la production de coprah.
Les
pêcheurs, eux, se sont très tôt organisés pour tirer parti du lagon. Ils
approvisionnaient les travailleurs de la Compagnie Française des Phosphates
de l'Océanie (CFPO) exploitant Le gisement de Makatea et expédiaient 40
tonnes de poissons frais en 1960. L'ouverture, en août 1965 d'une
piste d'aviation de 2 100 m a permis le développement du tourisme, dont la
plongée. De nombreux hôtels et pensions de famille ont été construits.
Le
village de Tiputa est situé sur la rive est de la passe qui porte le même
nom ou encore passe de Hiha dans la partie Nord de l'atoll. Tiputa a été
choisi comme centre administratif de la commune de Rangiroa. Le village compte
985 habitants au RGP de 1996.
| Le village d'Avatoru se trouve au Nord de l'atoll
de Rangiroa sur la rive Sud de la meilleure passe de l'île.
Cette passe en face de laquelle est situé le motu Fara dans le lagon
aurait été percée d'après la légende par deux jumeaux : Moana Tea,
l'océan paisible, et Moana Uh, l'océan déchaîné. |
Ses
928 habitants (1996) vivent de l'hôtellerie, de la récolte du coprah et de
la pêche. Ils appartiennent à des groupes confessionnels variés
(catholiques et sanitos notamment) qui ont érigé plusieurs églises
et temples à l'est du village. Une route relie Avatoru à la passe de Tiputa.
Elle longe l'aérodrome et les établissements hôteliers.
d'après :
Ministère des
Archipels (1998), Les Tuamotu
Gambier : recueil de données essentielles, décembre 1998, Service
de l'administration et du développement des archipels, PAPEETE.
Norman&Ngaire,
Douglas (1994), Pacific
Islands Yearbook, 17° édition, Fiji Times Ltd, 767p. |