|
Situation
géographique
-
en
deux dimensions : Situé
presque au centre de
l'océan Pacifique, l'archipel corallien des Tuamotu
est un des 5 archipels de La Polynésie Française avec les
Gambier, les Australes, les îles de la Société et les
Marquises.
Loin de tout grand continent, cet ensemble d' îles basses
s'étire du nord-ouest au sud-est, de 300 à 1600 km de
Papeete. Il représente à
l'échelle de l'Europe une superficie remarquable au vu du
faible pourcentage de terres émergées.
-
en
trois dimensions: l'archipel est posé sur un plateau à
la topographie irrégulière situé entre 1000 et 3000m de
profondeur. Cependant la plus grande partie des atolls repose
sur un soubassement d'origine volcanique de 300 à 500 km de large pour 1500 km de long,
de 1500 à 2000m de profondeur, bordé de fonds océaniques de
4000 à 5000m.
Caractéristiques physiques
|

|
Selon Darwin (1842), les atolls
sont le résultat d'une série évolutive, comme il
apparaît sur le graphique ci-dessous. Théorie confortée un siècle
plus tard par celle de la tectonique des plaques ainsi que
par des forages effectués aux îles Marshall et dans les
Tuamotu de l'est.
|
|

|
Les
lagons d'atolls sont délimités par des chaînettes de terres basses,
les "motu", à peine hauts de quelques mètres par
rapport au niveau actuel de l'océan. De taille très variable
(plus de 1800 km2 pour Rangiroa, moins de 50 km2
pour Mataiva), ces lagons sont largement
ouverts sur l'océan ou complètement fermés (Pour
en savoir plus). Mais les paysages, "résultats d'une genèse analogue, du
nivellement de l'océan et de l'action uniforme des mêmes
organismes constructeurs",
sont identiques.
Les
"motu" sont soumis à une érosion active
et peut-être voués à une submersion généralisée. L'eau
y est
rare, les sols, élémentaires, l' espace marin fertile est limité aux dimensions du lagon. Ceci,
allié aux rapports
très faibles qui donnent 2% pour la surface atolls/étendue
océanique et 0,1% pour les terres émergées, exprime la
fragilité en vie terrestre et marine de ces oasis dans un océan
presque désert.
Les
sols : le substrat est constitué pour l'essentiel de
débris coralliens sur lesquels les sols sont peu développés et
très filtrants. Les carbonates de calcium forment l'essentiel de
la fraction minérale: aragonite et calcite représentent 80 à
90% des minéraux en surface, presque 100% en profondeur. Il y a
très peu de sodium (moins de 0,5%) malgré l'ambiance haline.
Enfin
l'accès dangereux
de ces atolls, du fait de
la difficulté à les repérer et des nombreux récifs coralliens
sur leurs abords, a accentué leur isolement et leur
marginalisation..
Climat Le
climat est chaud et humide sans excès. Presque toutes les îles
bénéficient d'une ventilation constante, rarement excessive,
assurée par les alizés à dominante Est. Et l'océan assure une
bonne régulation thermique. Le
climat dans les Tuamotu est marqué par deux saisons: une saison
des pluies de décembre à mars, et une saison sèche de juillet
à octobre. Les précipitations sont comprises entre 1200 et 2500
mm par an , mais elles sont rapidement absorbées par les sols et
le fort ensoleillement (environ 3000 h par an) favorise une
évaporation de plus de 1500 mm par an. La
température moyenne oscille autour de 25°C, l'amplitude
journalière étant de l'ordre de 4°C. Population
Les
Tuamotu jouissent d'une croissance démographique remarquablement
forte, même par rapport au Territoire
de la Polynésie Française. Deux phénomènes viennent à
l'esprit pour expliquer cela: une recrudescence de la natalité et
l'immigration de populations. Les résultats du recensement de
1996 apportent réponse: au même titre que les îles sous le vent,
les Tuamotu/Gambier bénéficient d'importants flux migratoires. Le développement de la perliculture, du
tourisme, l'amélioration des liaisons maritimes et aériennes
sont des facteurs attractifs pour les habitants des autres îles. Concernant
la natalité, la tendance en Polynésie Française est à une chute
générale de la fécondité, laquelle est compensée par une baisse
conséquente du taux de mortalité. On peut voir là une
évolution dans la régulation des naissances et un net progrès en
termes de soins des maladies. Communications
|
Le
transport maritime demeure l'outil principal de
désenclavement et d'approvisionnement des archipels, grâce
à la desserte interinsulaire des caboteurs. Pour 203 000 tonnes de marchandises transportées en 1996, 88% le sont
à destination des archipels. |

|
|
On observe depuis
1993 une augmentation continue des quantités acheminées,
particulièrement les produits alimentaires, les matériaux
de construction et les produits pétroliers. Cet
accroissement d'activité est lié, d'une part, à l'effort
de développement des nouvelles structures hôtelières,
d'autre part, à l'essor de l'activité perlière. |
|
Le trafic
intérieur aérien est en pleine croissance, assurant aussi
bien le transport de marchandises que le transport de
passagers. |

|
Références
bibliographiques Dupon
JF, Sodter F, 1993, les îles Tuamotu in Atlas de Polynésie Française, ORSTOM
Editions, 11-13 Bonvallot
J, Laboute P, Rougerie F, Vigneron E (1994), Les atolls des
Tuamotu, ORSTOM, 296p. ITSTAT
(1998), Les tableaux de l'économie Polynésienne, Institut
Territorial de la Statistique, 380p.
|