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Les lagons d'atolls sont séparés de
l'océan par une barrière récifale recouverte par endroits
d'îlots appelés motu en Tahitien. Des passages permettant les
échanges entre lagon et océan existent dans la plupart des
atolls; on les appelle hoa dans le cas de chenaux de faible
profondeur ou passe lorsque ils sont navigables. C'est par ces
passages que le lagon se vide ou se remplit au rythme des
marées mais aussi en fonction de la houle. De nombreuses
espèces de poissons utilisent les chenaux de communications
pour passer une partie de leur vie dans le lagon. Selon le
degré d'ouverture du lagon, ses caractéristiques physiques et
chimiques seront plus ou moins différentes de celles de
l'océan.
Les sédiments lagonaires sont constitués de
sable fin provenant de la dégradation des constructions
coralliennes, des algues calcaires et des coquilles des
organismes qui y vivent. A la surface du sable on trouve des
producteurs autotrophes microscopiques (algues et
cyanobactéries), des algues macroscopiques et des plantes
marines (phanérogames). Ces producteurs primaires sont
consommés par des animaux (hétérotrophes) qui vivent sur ou
enfouis dans les sédiments. A quelques cm sous le sable, des
bactéries assurent la minéralisation de la matière organique.
Dans les eaux lagonaires, le phytoplancton
assure la production autotrophe (primaire). Il est consommé par
des organismes hétérotrophes (zooplancton). Des bactéries
présentes dans la colonne d'eau reminéralisent la matière
organique et participent activement au cycle de l'azote et du
phosphore.
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L'étude des flux de matière dans les lagons
consiste à évaluer les biomasses des différents compartiments
écologiques (phytobenthos, phytoplancton, zoobenthos etc..), à
mesurer leur production et pour les producteurs hétérotrophes
leur ingestion, excrétion et respiration. On peut ainsi
représenter par un modèle à boîte les compartiments et les
flux de matière entre compartiments.
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