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Acanthaster planci est une étoile de mer épineuse (appelée "crown of thorns" en anglais ou "coussin de belle mère" en Nouvelle-Calédonie). C’est l’un des animaux les plus renommés des systèmes récifaux. Cette renommée ne s’est pas fondée sur sa beauté ou son intérêt commercial mais sur les agrégations qu’elle peut former et qui résultent en la mort du corail car elle se nourrit des polypes donc des coraux. Ces 20 dernières années elle a suscité de nombreux débats concernant sa biologie et son écologie jusqu’à des controverses sur ses effets sur l’industrie du tourisme. Deux questions ont été au centre des débats :
Morphologie
Reproduction
Cycle vital
Des questions persistent concernant la croissance:
Nutrition et Mouvements
On la trouve dans tout l’Indopacifique, mais son abondance est difficile à évaluer car elle varie dans le temps et dans l’espace. Les acanthasters contiennent des saponimes (toxines) qui défavorisent la prédation. Cependant 12 espèces (poissons et coraux) s'en nourrissent volontiers lorsqu'elles sont à l’état d’œuf et de larves.
Définitions Le concept de " pullulation " ou " explosion de population " est apparu à la suite des observations effectuées sur la Grande Barrière en Australie. Une forte infestation s’était produite auparavant dans les îles Ryukyu (Japon); en 1957, 220 000 étoiles avaient été ramassées. Durant les vingt dernières années, de nombreuses autres pullulations ont été observées: elles se sont produites sur la Grande Barrière de 1962 à 1974, en Micronésie à Ponape, Truk, Palau et Guam, à Okinawa, à Tahiti, à Fidji , à Hawaï, aux Samoa occidentales, en Nouvelle-Calédonie (plus de 1000 exemplaires ramassés à l'îlot Tabou).
Cependant les concepts de population " normale " et " pullulation" restent tout à fait subjectifs. Les auteurs ont essayé de quantifier leurs observations soit par effectif par unité de temps d’observation soit par surface ou longueur de récif. L’expérience des comptages par unité de surface de récif en Nouvelle-Calédonie montre un continuum des valeurs entre 1/ha et plus de 300/ha. Retenons la définition du scientifique Potts :
Infestation primaire et secondaire Il faut distinguer les infestations primaires dont les individus apparaissent de manière soudaine, des infestations secondaires qui proviennent de la dispersion des larves ou des adultes d’une infestation primaire. Des infestations secondaires, dont certaines sont assez récentes, se sont produites sur la Grande Barrière.
Sur les coraux De même qu’il est difficile de définir une pullulation, il est difficile d’évaluer les dégâts:
Sur les autres espèces
Origine Le problème de l’origine de ces infestations a donné naissance à plusieurs théories qui se sont fréquemment opposées:
La récolte des tritons, Charonia tritonis, gastéropodes prédateurs des juvéniles et des adultes peut favoriser la prolifération des Acanthasters. De même la pollution marine, entraînant la destruction ou l’affaiblissement des coraux. Ceux qui considèrent les pullulations comme un événement naturel se basent sur des constatations différentes tendant à prouver leur existence par le passé.On a retrouvé dans l’histoire et le folklore de certains îles du Pacifique des souvenirs des pullulations anciennes. Des restes de squelette d’Acanthaster ont été mis en évidence dans des sédiments actuels et fossiles de la Grande Barrière. Théorie des pullulations Deux hypothèses principales ont été formulées: l’une se base sur une agrégation des adultes de populations à densité normale après le passage de cyclones ayant détruit les coraux; l’autre hypothèse est une augmentation du taux de survie des larves favorisant une forte augmentation du recrutement. Pour la première, l’augmentation des populations est subite et se produit trois ans après une saison de reproduction associée à de fortes pluies et généralement en plusieurs stations d’une même zone. Pour la seconde, les précipitations sur les îles hautes entraînent un enrichissement du lagon en sels nutritifs, lequel permet un développement phytoplanctonique particulièrement favorable à la survie des larves. Ces théories sont à considérer non pas en opposition, mais complémentaires: les infestations primaires peuvent avoir eu des causes différentes et les facteurs invoqués dans les différentes hypothèses ont pu jouer un rôle plus ou moins important suivant les régions. |
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mise à jour : 10/07/2008 |
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