Les
labres sont assez
proches des perroquets. Cette famille se scinde en
espèces de petite taille (Thalassoma, Halichoeres, Cirrilabrus)
et en grandes espèces (Cheilinus, Coris) dont un représentant
est remarquable par sa taille, il s’agit du napoléon ou mara (Cheilinus undulatus), qui peut atteindre jusqu’à 1m50 et plus
de 70 kg. Les labres sont une composante importante des communautés
de poissons de récif.
Les
petits labres
| Les petits labres sont pour la plupart des
carnivores opportunistes qui se nourrissent de petits crustacés,
de larves de poissons, de mollusques …. Il existe cependant des
espèces planctophages (Cirrilabrus spp.) et des espèces spécialisées
dans le nettoyage des parasites des autres poissons (Labroides spp.). |
La biologie de ces petits labres est très mal connue. Il est
cependant probable que la plupart ont une longévité importante
et une croissance initialement rapide. La plupart de ces espèces
ont un dimorphisme sexuel marqué avec changement de sexe en
fonction de l’âge et de la densité, les individus les plus âgés
ou les plus grands étant des mâles.
Les
grands labres
Les grands labridés sont
tous des carnivores. Ils sont rarement abondants dans les atolls.
Le plus remarquable d’entre eux, le napoléon, se rencontre en général
aux abords des passes ou sur des pinacles de grande taille à
l’intérieur des lagons d’atoll. Il est le plus souvent
solitaire, surtout les individus de grande taille. Il consomme
essentiellement des crabes et des oursins et reste en général
assez loin des plongeurs, sauf dans les endroits où il est protégé
ou nourri.
| Cette espèce est relativement menacée dans les
endroits peuplés, car malgré sa fréquente toxicité, les pêcheurs
sous-marins le prennent pour cible. Sa croissance étant
relativement lente et son recrutement faible, il a donc beaucoup
de difficultés à résister à une pression de pêche même
modeste. |